vendredi 3 juin 2011

"Sarkozy ne rend pas compte au peuple français mais à Washington"


( Traduction par mes soins d'un ) Entretien de Paul Craig Roberts par Press-TV (média iranien) du 16 avril 2011 sur le conflit en Libye.


Extraits de Wikipédia :



Paul Craig Roberts est un économiste et journaliste paléoconservateur américain, né le 3 avril 1939 à Atlanta Au début des années 1980, il est sous-secrétaire au Trésor dans l'administration Reagan

Le ministre français de l'économie et des finances, Édouard Balladur, reconnaissant ses compétences, lui décerne la Légion d'honneur en mars 1987 pour son « renouvellement de la science économique et politique après un demi-siècle d'interventionnisme ». Sa participation à la campagne de lutte contre la drogue aux États-Unis est par ailleurs remarquée.

Il a été rédacteur et chroniqueur de divers journaux, notamment The Wall Street Journal et BusinessWeek.

Il s'est montré favorable aux thèses de conspiration interne à propos des attentats du 11 septembre 2001, a marqué son opposition à la guerre en Irak, et a appelé les élus du Congrès à voter la mise en accusation de George W. Bush. Il est également très critique envers la politique américaine vis-à-vis de l'Iran.




Le dirigeant libyen a fait deux erreurs : il bloqua le commandement US africain en ne le rejoignant pas et laissa entrer la Chine en Libye avec d’importants investissements énergétiques à la place, affirme un ancien officiel US.


Press TV interviewa Dr. Paul Craig Roberts, ancien secrétaire assistant du Trésor US de la ville de Panama, qui nous donne son avis sur la révolution en Lybie et les raisons pour lesquelles Obama doit renverser Khadafi alors qu’aucun président US ne l’a fait.

Press TV : la Russie a critiqué le dépassement par l’OTAN du mandat de l’ONU. D’autre part une colonne est en train d’être écrite par Obama, Cameron et Sarkozy qui ont dit que « ce serait une terrible trahison envers le peuple lybien de laisser Khadafi au pouvoir ».

Nous savons que le mandat n’exige pas un changement de régime ; l’administration Obama a dit qu’ils n’étaient pas là pour un changement de régime, mais les choses semblent un peu différentes maintenant, n’est-ce pas ?

Roberts : Oui en effet. Tout d’abord notez que les révoltes en Lybie sont différentes de celles en Egypte, au Yémen, ou au Bahrein ou en Tunisie et la différence est qu’il s’agit d’une rébellion armée.
D’autres différences : les révoltes ont débutées dans l’est, où le pétrole se trouve, pas dans les capitales. Et nous avons entendu dès le départ, des informations crédibles sur l’implication de la CIA dans les révoltes et un nombre important de reportages de presse ont affirmé que la CIA avait fourni des fonds pour aider la rébellion.

A mon avis, ce qui se joue c’est l’élimination de la Chine de la Méditerranée. La Chine a d’importants investissements énergétiques et des constructions en Lybie. Ils cherchent des sources d’énergies pour le futur en Afrique.

Les USA sont en train de contrer cela en organisant le Commandement US en Afrique (USAC) que Khaddafi refusa de rejoindre. C’est la seconde raison pour laquelle les américains veulent sa chute.

vendredi 13 mai 2011

Nicolas Dupont-Aignan pour nationaliser TOTAL

(...) j'ai proposé une mesure toute simple que le gouvernement pourrait mettre en œuvre s'il avait encore le pouvoir (et du courage) : nationaliser TOTAL !
Aujourd'hui structure privée, TOTAL n'est fort logiquement préoccupée que par la satisfaction de ses actionnaires (...)
un Etat qui aurait conservé sa souveraineté sur son territoire devrait pouvoir jouer avec l'arme de la nationalisation, comme l'a par exemple prouvé Chavez au Venezuela avec le secteur pétrolier.
Car la nationalisation que je propose s'inscrira bien sûr dans un projet plus global d'indépendance du pays, dans lequel l'Etat aura - notamment - retrouvé sa marge de manœuvre monétaire, et pourra donc financer les dépenses d'avenir à taux zéro. Car à ceux qui m'opposent le coût d'une telle nationalisation, je leur demande simplement de réfléchir aux milliards de bénéfices que l'Etat pourrait engranger ensuite de façon pérenne (ce qui permet facilement de rembourser un prêt auprès de sa banque centrale).
Et si les moyens d'une telle nationalisation feront l'objet d'une proposition concrète de DLR dans l'optique de 2012, il est objectivement évident que l'on a eu tort d'achever de privatiser cette entreprise en 1996 alors que jusqu'en 1992, l'Etat y détenait encore 30% du capital.
Raisonnons par l'absurde : si TOTAL était resté une entreprise publique, il aurait été impossible que le prix à la pompe flambe alors que les cours chutent dans le même temps, tout simplement car le risque politique aurait été trop important.
D'autre part, les bénéfices iraient directement dans les caisses de l'Etat (notamment sous forme de dividendes pour l'Etat actionnaire à hauteur de plusieurs milliards par an) et le taux aujourd'hui exceptionnel des taxes n'aurait pas à être si élevé.
En pratique, en ayant privatisé TOTAL, l'Etat s'est privé d'une source de revenu de plusieurs milliards d'euros chaque année au profit d'intérêts privés.
Mais c'est vrai qu'il est tellement plus facile de repousser l'âge de la retraite, de saigner à blanc les commissariats et l'Education nationale, que de résister aux pressions des groupes d'intérêts privés....
Aujourd'hui, de nombreux actionnaires étrangers sont au capital de cette entreprise dont le marché principal est la France mais qui n’y fait plus travailler qu’une partie résiduelle de ses salariés, et qui n’y paye d'ailleurs plus d’impôts!
En outre, un TOTAL où l'Etat serait actionnaire majoritaire serait une garantie pour la France de son indépendance énergétique. A l’heure où le monde est confronté aux grands enjeux climatiques et énergétiques, alors que le drame de Fukushima amène craintes et interrogations légitimes, il est plus que jamais urgent d’agir.
Loin des rodomontades stériles de certains écologistes - puisqu'ils refusent de remettre en cause le cadre mondialiste qui bloque toute initiative efficace - il faut que les acteurs énergétiques soient mobilisés sur un grand programme de développement des énergies nouvelles, ce que seule la puissance publique pourrait imposer à des opérateurs qui n'investissent aujourd'hui que dans leurs métiers : AREVA pour le nucléaire, EDF pour l'électricité, etc.
Réorganiser le secteur de l’énergie nationale autour de deux grands pôles publics EDF-GDF et TOTAL renationalisés serait sans aucun doute le meilleur moyen d’investir les milliards d’euros par an nécessaires dans les énergies de demain.
(...)
Source.

Vers des emprunts "à 100 ans" ?

Communiqué de presse de la Direction nationale du Front National de la Jeunesse

Dans un récent entretien accordé au quotidien économique Les Echos, Philippe Mills, directeur général de l’Agence France Trésor (AFT), la cellule du ministère des Finances chargée de gérer la dette de l’Etat, n’exclut pas du tout la possibilité que la France lance des emprunts à 100 ans. (...)

Le FNJ dénonce une hérésie économique car la logique veut que tout emprunt couvre la durée de vie de l’investissement qu’il est censé financer.
Le FNJ pointe également du doigt une hérésie sociale car les emprunts de 50 à 100 ans signifient que nos déficits actuels reposeront sur les épaules de la jeunesse française et des générations futures. La durée convenable d’émission d’emprunts d’Etat étant de 30 ans maximum.
 Le FNJ dénonce aussi une hérésie financière car s’endetter sur 100 ans, cela veut tout simplement dire payer beaucoup plus d’intérêts cumulés que ce que rapporte l’emprunt.
(...)


jeudi 14 avril 2011

L'Egypte a décidé de revoir tous ses accords de fourniture de gaz, y compris avec Israël

L'Egypte a décidé mercredi de revoir tous ses accords de fourniture de gaz, y compris avec Israël dont les achats conclus sous l'ex-président Hosni Moubarak étaient très critiqués par l'opposition.
(...)
D'après le premier ministre Essam Charaf , la révision des accords pourrait rapporter "une hausse des recettes estimée à entre 3 et 4 milliards de dollars" (...)

L'Egypte fournit 43% du gaz naturel utilisé en Israël, essentiellement pour des centrales électriques.
En décembre dernier, quatre entreprises israéliennes avaient signé des accords d'achat de gaz égyptien sur une période de 20 ans pour un montant évalué entre cinq et dix milliards de dollars.
Avec ces nouveaux contrats, le groupe israélo-égyptien East Mediterranean Gas (EMG), qui avait déjà passé une série de contrats avec des entreprises israéliennes depuis 2005, devait fournir à l'Etat hébreu un total de six milliards de m3 de gaz pour une valeur de 19 milliards de dollars.
Ces contrats ont été très critiqués par l'opposition égyptienne, notamment islamiste, qui estime qu'ils ont été consentis à des prix trop bas et reviennent à une normalisation des relations avec l'Etat hébreu. Elle considère également comme illégales les fournitures à Israël car elles n'ont pas été approuvées par le Parlement.
L'Egypte est le premier pays arabe à avoir conclu la paix avec l'Etat hébreu en 1979, un geste salué par la communauté internationale mais impopulaire au sein de la population égyptienne, très critique envers la politique israélienne vis-à-vis des Palestiniens.


Marine Le Pen promet la sortie de l’Otan et un partenariat avec la Russie

La présidente du Front national, Marine Le Pen, a promis mercredi devant les journalistes étrangers à Nanterre, que si elle gagnait la présidentielle, la France ferait de la Russie un partenaire privilégié et sortirait de l’Otan.
"Je pense que la France a tout intérêt à se tourner vers l’Europe, mais la grande Europe, et notamment à travailler à des partenariats avec la Russie", a-t-elle dit.
Mme Le Pen a argumenté la nécessité d’un partenariat stratégique avec Moscou par des "raisons évidentes, civilisationnelles et géostratégiques", ainsi que par l’intérêt de l’indépendance énergétique de la France.
Elle a également promis de modifier les relations franco-américaines et de faire sortir la France de l’Alliance atlantique, en rappelant que le FN avait toujours été contre l’entrée dans l’Otan.
"Les choix qui ont été faits par le président de la République, qui apparaissent comme des choix d’alignement systématique (sur les Etats-Unis, ndlr), ne m’apparaissent pas positifs", a-t-elle indiqué.
Mme Le Pen a également prédit la fin de l’euro et défendu le plan de sortie de la monnaie unique de son parti. Elle a appelé à suspendre d’urgence l’espace Schengen et à réfléchir sérieusement à "la fin de l’Union européenne".
(...)
Source : http://fr.rian.ru/russia/20110413/189155817.html

dimanche 3 avril 2011

Réinformations sur la guerre en Lybie

Éléments piochés ça et là sur la guerre en Lybie :


-  la Cyrénaïque a une tradition islamiste ancienne la région a toujours été en conflit tribalo-religieux avec la Tripolitaine. et les fondamentalistes qui y sont légion l’ont toujours considéré comme une sorte de Nasser libyen, ce qui, pour eux est le comble de l’abomination. (...)
Les États-Unis et la Grande Bretagne ont, hier, soutenu les Frères musulmans contre le colonel Nasser. (REALPOLITIK.TV)

- Pendant huit ans, cinq infirmières bulgares et un médecin palestinien ont été retenus prisonniers en Libye. Qui a confirmé la peine de mort des infirmières ? Moustapha Abdeljalil, ancien ministre de la Justice du colonel aujourd’hui chef des insurgés, le président de la cour d’appel de Tripoli qui, à deux reprises, a confirmé la peine de mort des infirmières. Un fidèle parmi les fidèles qui, en récompense de son intransigeance dans ce procès, a été nommé ministre en 2007. Parmi les dirigeants de cette opposition libyenne, représentée par le Conseil national de transition (CNT), plusieurs personnes sont fortement impliquées dans cette affaire.
un autre "acteur" de cette manipulation est Idris Laga, coordinateur militaire du CNT, connu en Bulgarie comme le président de l’Association des parents d’enfants infectés, crée par le régime pour faire monter les enchères en instrumentalisant la douleur des victimes", un homme avide et sans scrupules, animé par une haine profonde de l’Occident.

- La Bulgarie condamne la reconnaissance du CNT par la France Le 11 mars, à Bruxelles, le Premier ministre bulgare a violemment réagi à la décision, défendue par la France, de considérer le CNT comme un interlocuteur politique digne de foi. "Dans ce conseil il y a des gens qui ont torturé nos infirmières", s’est insurgé Boïko Borissov

- Le ministre de l’Intérieur du régime de Tripoli, Abdel Fattah Younis. Accueilli par une foule en délire à Benghazi, à la fin de février, le général Younis est devenu la coqueluche des Occidentaux. A Sofia, la presse l’avait surnommé le "tortionnaire en chef" à cause des mauvais traitements dont se sont plaintes les infirmières - viols, électrochocs et morsures de chiens notamment - commis par ses hommes et destinés à leur faire avouer des crimes qu’elles affirment n’avoir jamais commis. (MARIANNE2.FR)

- En reconnaissant ce CNLT et en blanchissant son nouveau président, la Coalition se choisit des interlocuteurs et les impose comme dirigeants aux insurgés. Cela leur permet d’écarter les révolutionnaires nassériens, communistes ou khomeinistes. (RESEAUVOLTAIRE)

- Lors de la première guerre du Golfe, un mensonge parmi d'autres se résume dans l'affaire des couveuses. Une jeune fille koweïtienne avait pleuré devant les écrans que les soldats de Saddam Hussein avaient sorti des bébés de couveuses pour les jeter au sol et les tuer. Cette affirmation avait été soutenue par un diplomate de ce même pays en allant même jusqu'à dire qu'il avait lui-même enterré quatorze nouveaux-nés. Quelle horreur ! L'information a fait le tour du monde. L'attaque pouvait être lancée.
L'ONU affirma bien plus tard, après enquête, que ceci n'avait jamais existé. La jeune fille était la fille d'un ambassadeur du Koweït qui avait joué la comédie.
Avec cette nouvelle guerre de l'Occident contre la Libye, il est encore difficile de prouver quels sont les médiamensonges utilisés pour convaincre le citoyen d'accepter cette attaque. Mais des questions se posent déjà.
Par exemple, y a t-il vraiment eu des bombardements intensifs sur Benghazi ? Du moins, les a-t-on vus ?
Tout va très vite sur TF1 car ensuite, nous nous retrouvons à Tripoli où, selon le journaliste, le porte-parole du régime « nie toujours avoir violé le cessez-le-feu demandé par les Nations Unis ». Le ministre des Affaires étrangères demande de faire venir des observateurs internationaux pour le constater par eux-mêmes.
Toujours pas de bombardements intensifs sur les images
Le reporter de choc dit timidement qu'il y a des « échos de bombes », qu'on lui a parlé de snipers, mais ... « impossible à vérifier. »
Pas une image, malgré le matériel à la place, on nous montre une photo floue de ... encore cet avion qui est tombé.
Cela fait deux semaines qu'il y aurait des « bombardements intensifs » et Benghazi a l'air intact. L'image la plus violente vient d'être redistillée plusieurs fois et est parue dans tous les quotidiens comme preuve du mensonge de Khadafi sur les cessez-le-feu et justification de l'attaque qui viendra 24 heures après. La Russie qui a des satellites d'observations plus puissants qu'un iPhone affirme qu'ils n'ont pas vu d'attaques massives comme le prétend la coalition. (MARIANNE2.FR).

On peut lire dans The Financial Times cette information, datée du 20 mars "Les compagnies pétrolières occidentales opérant en Libye ont confidentiellement annoncé que leurs activités dans le pays pourraient être  nationalisée si le régime de  Kadhafi l'emportait dans la guerre civile."

Nous avons entendu l'expression tirée de la guerre espagnole même de "cinquième" colonne pour concéder que l'autorité nationale avait des partisans dans Benghazi.
gens du S.A.S britannique se mêler à la population et les autorités françaises liées, comme en 1956 au moment de l'expédition de Suez, à l'Angleterre, s'empresser de reconnaître le Comité insurrectionnel formé de deux anciens ministres de la Justice et de l'intérieur du pouvoir incriminé,
M.  Medvedev qui aurait voté la résolution libyenicide, contre l'avis des Affaires Etrangères qui aurait usé du droit de veto contre le plan mûri par les Etats-Unis et leurs deux alliés européens: le résultat en serait l'abstention que le Premier ministre russe M. Poutine a  fait aujourd'hui voler en éclats en reprenant le terme de croisade propre à M. Kadhafi.


 



samedi 26 mars 2011

Libye : Sarkozy veut « son » Irak à lui

Tribune de Jean-Louis Denier sur Marianne2.fr. Morceaux choisis :



On ne peut que confondre les deux tant les « grosses » ficelles des scenarii sont les mêmes afin de convaincre (manipuler ?) les opinions publiques de la légitimité d’une intervention armée : un méchant vraiment méchant, de (bien) bonnes intentions, une future guerre juste, (...), l’entregent d’un BHL – promu ministre des Etranges Affaires en lieu et place de Juppé cantonné aux seules Affaires [qui lui sont devenues soudain] Etrangères – dont l’intervention est à l’unisson du soutien apporté jadis, à Bush Jr et à son assaut contre l’Irak, par un Goupil, un Glücksman, un Bruckner ou encore un Kouchner.


QUAND JUPPÉ A LA MÉMOIRE PLUS QUE COURTE

(...) Début mars, en effet, au 20H de TF1, d’abord, en Egypte, ensuite, il n’avait (Juppé) pas de proclamation assez ferme pour signifier, urbi et orbi, que toute intervention en Libye serait contreproductive. Manifestement, et devant les micros de l’ONU, le bombardement aérien est (re)devenu, aussi récemment que soudainement, productif.

Bien que l’armée française soit à la peine en Afghanistan – du fait notamment d’un manque de moyens, par exemple en hélicoptères de transport d’assaut et de combat – on va, comme par miracle, trouver des avions, des équipages, du kérosène, des missiles et autres bombes de précision ... pour aller faire la nique à Kadhafi, lequel, voilà à peine deux ans, avait le droit de planter sa tente en plein Paris !

Ce, sans oublier le coût financier d’une telle opération alors que selon un certain premier ministre, notre pays est en faillite.

On remarquera, ainsi, qu’il est des options stratégiques proprement édifiantes : on distille les moyens au compte-goutte quand il s’agit de mener un conflit d’importance première – car, selon la vérité officielle, l’intervention en Afghanistan  permet de prévenir et de protéger la France de toute tentative de terrorisme fomentée par Al-Qaeda – par contre, quand il s’agit d’intervenir en dehors de toute nécessite défensive vitale, on se déclare prêt à  mettre le paquet  et à frapper sans attendre ... .



SARKOZY : GESTICULER POUR EXISTER

(...)

Cette diplomatie élyséenne hésite entre délire et danger.

Délire : car des armes françaises vont s’abattre sur celui à qui l’on voulait, lors de sa dernière visite sur le sol français, vendre des avions de combat multi-rôles de dernière génération. Que se passerait-il si le marché avait été conclu et honoré ... assisterait-on à un match Rafale contre Rafale ?

Dangereux : car il est tout aussi faux et vain de croire que des frappes aériennes, seules, permettront de résoudre, en totalité, la situation en Libye. La campagne aérienne du Kosovo est là pour le prouver : 79 jours de bombardement n’y apportèrent aucune solution de stabilisation concrète et de règlement politique. Il en sera de même si la Libye « kadhafienne » est frappée. Pire encore, l’on assistera à la partition du pays et à des raids sporadiques des forces loyalistes contre les territoires « libérés » aux mains des insurgés, lesquels réclameront, alors, une intervention terrestre et ce sera un nouvel engrenage, un nouvel Irak si les Occidentaux – notamment les Français - répondent à cet appel ... .



KADHAFI VA SE SOUVENIR QU'IL A SOUTENU LE TERRORISME AVEC SUCCÈS

Le Guide de la Révolution a été, pendant les années 1970 et 1980, un généreux financier et organisateur du terrorisme international. Nul doute que s’il subit les affres de frappes aériennes, il reprendra ses habitudes et contact étroits avec la Syrie et l’Iran voire, et alors qu’il accuse cette organisation de lui avoir nui, ouvrira ses frontières à l’AQMI, filiale maghrébine d’Al-Qaeda.

Dotées de frontières communes  avec l’Algérie, le Niger, le Tchad, le Soudan et l’Egypte, la Libye est, de ce point de vue, un espace plus qu’intéressant pour l’AQMI : on peut s’y entraîner, on peut y manœuvrer pour s’infiltrer, on peut s’y replier après avoir frappé tout autour.

Par ailleurs, la Jamahiriya libyenne dispose de suffisamment de représentations diplomatiques à l’étranger pour organiser et/ou téléguider, de-ci, de-là, l’un ou l’autre attentat ... contre un centrale nucléaire notamment.

Et où justement ... ?

En France.