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vendredi 13 mai 2011

Nicolas Dupont-Aignan pour nationaliser TOTAL

(...) j'ai proposé une mesure toute simple que le gouvernement pourrait mettre en œuvre s'il avait encore le pouvoir (et du courage) : nationaliser TOTAL !
Aujourd'hui structure privée, TOTAL n'est fort logiquement préoccupée que par la satisfaction de ses actionnaires (...)
un Etat qui aurait conservé sa souveraineté sur son territoire devrait pouvoir jouer avec l'arme de la nationalisation, comme l'a par exemple prouvé Chavez au Venezuela avec le secteur pétrolier.
Car la nationalisation que je propose s'inscrira bien sûr dans un projet plus global d'indépendance du pays, dans lequel l'Etat aura - notamment - retrouvé sa marge de manœuvre monétaire, et pourra donc financer les dépenses d'avenir à taux zéro. Car à ceux qui m'opposent le coût d'une telle nationalisation, je leur demande simplement de réfléchir aux milliards de bénéfices que l'Etat pourrait engranger ensuite de façon pérenne (ce qui permet facilement de rembourser un prêt auprès de sa banque centrale).
Et si les moyens d'une telle nationalisation feront l'objet d'une proposition concrète de DLR dans l'optique de 2012, il est objectivement évident que l'on a eu tort d'achever de privatiser cette entreprise en 1996 alors que jusqu'en 1992, l'Etat y détenait encore 30% du capital.
Raisonnons par l'absurde : si TOTAL était resté une entreprise publique, il aurait été impossible que le prix à la pompe flambe alors que les cours chutent dans le même temps, tout simplement car le risque politique aurait été trop important.
D'autre part, les bénéfices iraient directement dans les caisses de l'Etat (notamment sous forme de dividendes pour l'Etat actionnaire à hauteur de plusieurs milliards par an) et le taux aujourd'hui exceptionnel des taxes n'aurait pas à être si élevé.
En pratique, en ayant privatisé TOTAL, l'Etat s'est privé d'une source de revenu de plusieurs milliards d'euros chaque année au profit d'intérêts privés.
Mais c'est vrai qu'il est tellement plus facile de repousser l'âge de la retraite, de saigner à blanc les commissariats et l'Education nationale, que de résister aux pressions des groupes d'intérêts privés....
Aujourd'hui, de nombreux actionnaires étrangers sont au capital de cette entreprise dont le marché principal est la France mais qui n’y fait plus travailler qu’une partie résiduelle de ses salariés, et qui n’y paye d'ailleurs plus d’impôts!
En outre, un TOTAL où l'Etat serait actionnaire majoritaire serait une garantie pour la France de son indépendance énergétique. A l’heure où le monde est confronté aux grands enjeux climatiques et énergétiques, alors que le drame de Fukushima amène craintes et interrogations légitimes, il est plus que jamais urgent d’agir.
Loin des rodomontades stériles de certains écologistes - puisqu'ils refusent de remettre en cause le cadre mondialiste qui bloque toute initiative efficace - il faut que les acteurs énergétiques soient mobilisés sur un grand programme de développement des énergies nouvelles, ce que seule la puissance publique pourrait imposer à des opérateurs qui n'investissent aujourd'hui que dans leurs métiers : AREVA pour le nucléaire, EDF pour l'électricité, etc.
Réorganiser le secteur de l’énergie nationale autour de deux grands pôles publics EDF-GDF et TOTAL renationalisés serait sans aucun doute le meilleur moyen d’investir les milliards d’euros par an nécessaires dans les énergies de demain.
(...)
Source.

vendredi 15 octobre 2010

Le nouveau rapport Attali : "comment déconstruire la France, Tome 2"



Vous avez aimé le premier rapport Attali ? Vous adorerez le second !

Le second rapport Attali a au moins le mérite de la clarté : il va falloir que le peuple souffre pour réparer les erreurs de ses gouvernants depuis 30 ans et qu’il se saigne pour combler la faillite des banquiers.
En fait, le second rapport Attali, c’est toujours plus de sacrifices pour les classes populaires et les classes moyennes, et toujours moins d’efforts pour les privilégiés et les rentiers.
Dans un inventaire à la Prévert de mesures plus choquantes les unes que les autres, le rapport va même jusqu’à conseiller la mise en place d’une participation financière des malades en affections de longue durée (cancer, diabète, polyarthrite rhumatoïde, etc...). Georges Orwell l’aurait prédit qu’on ne l’aurait pas cru. Attali l’a fait.
Et tout cela, parce qu’assis sur son dogme européiste et mondialiste, Jacques Attali ne veut pas croire qu’une vraie croissance est possible pour peu que la France retrouve sa liberté monétaire (sortie de l’euro), sa liberté politique et le contrôle de ses frontières. Ainsi par exemple, l’abrogation d’une loi de 1973 qui empêche la France de se prêter à taux zéro nous permettrait d’investir dans les Universités, dans l’avenir et dans la recherche. Car seul un vrai redémarrage économique et la création d’un million d’emplois permettront à la France de s’en sortir.
Ce n’est certainement pas en faisant souffrir d’avantage les plus exposés que l’on sauvera la situation économique d’un pays à la démographie dynamique.
C’est pourquoi le rapport Attali mérite une vraie cure d’austérité, enfermé à double tour dans un placard de l’Elysée.

 

lundi 11 octobre 2010

En mémoire de Maurice Allais



Fiche Wikipédia :
Maurice Félix Charles Allais, né à Paris le 31 mai 1911 et mort le 9 octobre 2010 à Saint-Cloud, est un économiste français proche de l'école néoclassique. Il est surtout connu pour ses contributions de pionnier à la théorie des marchés efficients dans l'utilisation des ressources pour lesquels il a reçu de nombreuses distinctions, dont le « prix Nobel d'économie » en 1988. Il est le seul citoyen français à avoir reçu cette distinction.

En 1947, il participe avec les libéraux Friedrich Hayek, Ludwig von Mises et Milton Friedman à la création de la Société du Mont Pèlerin, prônant une lutte contre la montée de l'étatisme et la restauration de la liberté des échanges telle qu'elle régnait avant 1914. À partir de 1994, il abandonne ses positions reaganiennes et dénonce le libre-échange, qu'il rend responsable de l'accroissement du chômage. En 2005, Maurice Allais estimait que l’abandon de la préférence communautaire, décidé en 1974 par Bruxelles, avait entraîné une réduction du taux de croissance du PIB réel par habitant de chaque pays du traité de Rome de l’ordre de 30 à 50 %.

Il soutient en 2009 des propositions de réforme du système financier proches de celles avancées par Lyndon Larouche. En France, le Front national dit s'inspirer, pour son programme économique des idées récentes d'Allais ainsi que le mouvement royaliste.

En 2010, Maurice Allais se définit comme un libéral socialiste ; pour éviter la destruction de l'agriculture et l'industrie française, il proposa une réforme rétablissant les préférences régionales au sein du commerce international lorsqu'un écart de salaire est aussi extrême qu’un rapport de un à six par exemple.

On peut lire chez l'UPR

Ceux qui détiennent le pouvoir de décision nous laissent le choix entre écouter des ignorants ou des trompeurs

À l’occasion de la disparition de Maurice Allais, seul Français à avoir jamais obtenu le “Prix Nobel d’économie” (il s’agit plus précisément du “Prix de la Banque de Suède en sciences économiques en mémoire d’Alfred Nobel” car ce dernier n’avait pas créé de prix pour l’économie), le meilleur hommage à lui rendre est de reprendre ici le “Point de Vue” qu’il avait eu la possibilité de publier dans la presse française - une fois n’est pas coutume -, en l’occurrence dans le magazine Marianne  du 5 décembre 2009, voici dix mois.

Comme on le lira, cet homme encore très alerte intellectuellement malgré son grand âge, ce spécialiste mondialement reconnu des grandes crises économiques - et notamment de la crise de 1929 dont il rappelle ici qu’elle n’était due en rien au protectionnisme -, était tout simplement interdit de télévision, de radio et de journaux. Il est vrai qu’il disait la vérité : à savoir :

- que le démantèlement total des protections aux échanges, décidé conjointement par les Etats-Unis et la Commission européenne pour créer l”OMC, conduit directement à la destruction inexorable de l’industrie française, puis de son agriculture et de ses services, donc à l’appauvrissement irrémédiable de la France et des Français,

- que les instances européennes sont soit à la solde des grandes puissances d’argent soit d’une incompétence notoire (la charge qu’il dresse contre le commissaire français Pascal Lamy est à lire…),

- qu’il ne peut y avoir de salut qu’en rétablissant un protectionnisme par zones de même niveau de vie, notamment en excluant les pays d’Europe de l’est, ce qui est doublement contraire au principe même de l’Union européenne (qui repose quant à elle sur un libre-échangisme absolu et sur un grand marché étendu à tout le continent),

- enfin, que seuls “les ignorants ou les trompeurs” sont invités à s’exprimer dans les médias, lesquels sont tenus par une toute petite oligarchie financière qui écarte impitoyablement ceux qui veulent défendre l’intérêt de la France et du peuple français.
Le constat dressé par Maurice Allais est au fond exactement le même que celui dressé par François Asselineau, lui aussi interdit de tous les grands médias pendant que des incompétents ou des comparses y ont pignon sur rue.

Merci, Maurice Allais, pour cette grande leçon d’intelligence, de courage et de rectitude. Et ne vous en faites pas car l’avenir vous donnera raison bientôt. Comme le disait Charles de Gaulle, “Chez nous, on ne peut rien bâtir de durable sur le mensonge. C’est un fait troublant mais certain”.

== POINT DE VUE de Maurice ALLAIS - Marianne 9 décembre 2009 ==

Le point de vue que j’exprime est celui d’un théoricien à la fois libéral et socialiste. Les deux notions sont indissociables dans mon esprit, car leur opposition m’apparaît fausse, artificielle. L’idéal socialiste consiste à s’intéresser à l’équité de la redistribution des richesses, tandis que les libéraux véritables se préoccupent de l’efficacité de la production de cette même richesse. Ils constituent à mes yeux deux aspects complémentaires d’une même doctrine. Et c’est précisément à ce titre de libéral que je m’autorise à critiquer les positions répétées des grandes instances internationales en faveur d’un libre-échangisme appliqué aveuglément.

Le fondement de la crise : l’organisation du commerce mondial

La récente réunion du G20 a de nouveau proclamé sa dénonciation du « protectionnisme » , dénonciation absurde à chaque fois qu’elle se voit exprimée sans nuance, comme cela vient d’être le cas. Nous sommes confrontés à ce que j’ai par le passé nommé « des tabous indiscutés dont les effets pervers se sont multipliés et renforcés au cours des années » (1). Car tout libéraliser, on vient de le vérifier, amène les pires désordres. Inversement, parmi les multiples vérités qui ne sont pas abordées se trouve le fondement réel de l’actuelle crise : l’organisation du commerce mondial, qu’il faut réformer profondément, et prioritairement à l’autre grande réforme également indispensable que sera celle du système bancaire.

Les grands dirigeants de la planète montrent une nouvelle fois leur ignorance de l’économie qui les conduit à confondre deux sortes de protectionnismes : il en existe certains de néfastes, tandis que d’autres sont entièrement justifiés.

Dans la première catégorie se trouve le protectionnisme entre pays à salaires comparables, qui n’est pas souhaitable en général.


Par contre, le protectionnisme entre pays de niveaux de vie très différents est non seulement justifié, mais absolument nécessaire. C’est en particulier le cas à propos de la Chine, avec laquelle il est fou d’avoir supprimé les protections douanières aux frontières. Mais c’est aussi vrai avec des pays plus proches, y compris au sein même de l’Europe. Il suffit au lecteur de s’interroger sur la manière éventuelle de lutter contre des coûts de fabrication cinq ou dix fois moindres - si ce n’est des écarts plus importants encore - pour constater que la concurrence n’est pas viable dans la grande majorité des cas. Particulièrement face à des concurrents indiens ou surtout chinois qui, outre leur très faible prix de main-d’œuvre, sont extrêmement compétents et entreprenants.

Mon analyse étant que le chômage actuel est dû à cette libéralisation totale du commerce, la voie prise par le G20 m’apparaît par conséquent nuisible. Elle va se révéler un facteur d’aggravation de la situation sociale. À ce titre, elle constitue une sottise majeure, à partir d’un contresens incroyable. Tout comme le fait d’attribuer la crise de 1929 à des causes protectionnistes constitue un contresens historique. Sa véritable origine se trouvait déjà dans le développement inconsidéré du crédit durant les années qui l’ont précédée. Au contraire, les mesures protectionnistes qui ont été prises, mais après l’arrivée de la crise, ont certainement pu contribuer à mieux la contrôler.

Comme je l’ai précédemment indiqué, nous faisons face à une ignorance criminelle. Que le directeur général de l’Organisation mondiale du commerce, Pascal Lamy, ait déclaré : « Aujourd’hui, les leaders du G20 ont clairement indiqué ce qu’ils attendent du cycle de Doha : une conclusion en 2010 » et qu’il ait demandé une accélération de ce processus de libéralisation m’apparaît une méprise monumentale, je la qualifierais même de monstrueuse. Les échanges, contrairement à ce que pense Pascal Lamy, ne doivent pas être considérés comme un objectif en soi, ils ne sont qu’un moyen. Cet homme, qui était en poste à Bruxelles auparavant, commissaire européen au Commerce, ne comprend rien, rien, hélas ! Face à de tels entêtements suicidaires, ma proposition est la suivante : il faut de toute urgence délocaliser Pascal Lamy, un des facteurs majeurs de chômage !

Plus concrètement, les règles à dégager sont d’une simplicité folle : du chômage résulte des délocalisations, elles-mêmes dues aux trop grandes différences de salaires… À partir de ce constat, ce qu’il faut entreprendre en devient tellement évident ! Il est indispensable de rétablir une légitime protection. Depuis plus de dix ans, j’ai proposé de recréer des ensembles régionaux plus homogènes, unissant plusieurs pays lorsque ceux-ci présentent de mêmes conditions de revenus, et de mêmes conditions sociales. Chacune de ces « organisations régionales » serait autorisée à se protéger de manière raisonnable contre les écarts de coûts de production assurant des avantages indus a certains pays concurrents, tout en maintenant simultanément en interne, au sein de sa zone, les conditions d’une saine et réelle concurrence entre ses membres associés.

Un protectionnisme raisonné et raisonnable

Ma position et le système que je préconise ne constitueraient pas une atteinte aux pays en développement. Actuellement, les grandes entreprises les utilisent pour leurs bas coûts, mais elles partiraient si les salaires y augmentaient trop. Ces pays ont intérêt à adopter mon principe et à s’unir à leurs voisins dotés de niveaux de vie semblables, pour développer à leur tour ensemble un marché interne suffisamment vaste pour soutenir leur production, mais suffisamment équilibré aussi pour que la concurrence interne ne repose pas uniquement sur le maintien de salaires bas. Cela pourrait concerner par exemple plusieurs pays de l’est de l’Union européenne, qui ont été intégrés sans réflexion ni délais préalables suffisants, mais aussi ceux d’Afrique ou d’Amérique latine.

L’absence d’une telle protection apportera la destruction de toute l’activité de chaque pays ayant des revenus plus élevés, c’est-à-dire de toutes les industries de l’Europe de l’Ouest et celles des pays développés.  Car il est évident qu’avec le point de vue doctrinaire du G20, toute l’industrie française finira par partir à l’extérieur. Il m’apparaît scandaleux que des entreprises ferment des sites rentables en France ou licencient, tandis qu’elles en ouvrent dans les zones à moindres coûts, comme cela a été le cas dans le secteur des pneumatiques pour automobiles, avec les annonces faites depuis le printemps par Continental et par Michelin.

Si aucune limite n’est posée, ce qui va arriver peut d’ores et déjà être annoncé aux Français : une augmentation de la destruction d’emplois, une croissance dramatique du chômage non seulement dans l’industrie, mais tout autant dans l’agriculture et les services.

De ce point de vue, il est vrai que je ne fais pas partie des économistes qui emploient le mot « bulle ». Qu’il y ait des mouvements qui se généralisent, j’en suis d’accord, mais ce terme de « bulle » me semble inapproprié pour décrire le chômage qui résulte des délocalisations. En effet, sa progression revêt un caractère permanent et régulier, depuis maintenant plus de trente ans. L’essentiel du chômage que nous subissons -tout au moins du chômage tel qu’il s’est présenté jusqu’en 2008 - résulte précisément de cette libération inconsidérée du commerce à l’échelle mondiale sans se préoccuper des niveaux de vie. Ce qui se produit est donc autre chose qu’une bulle, mais un phénomène de fond, tout comme l’est la libéralisation des échanges, et la position de Pascal Lamy constitue bien une position sur le fond.

Crise et mondialisation sont liées

Les grands dirigeants mondiaux préfèrent, quant à eux, tout ramener à la monnaie, or elle ne représente qu’une partie des causes du problème. Crise et mondialisation : les deux sont liées. Régler seulement le problème monétaire ne suffirait pas, ne réglerait pas le point essentiel qu’est la libéralisation nocive des échanges internationaux, Le gouvernement attribue les conséquences sociales des délocalisations à des causes monétaires, c’est une erreur folle.

Pour ma part, j’ai combattu les délocalisations dans mes dernières publications (2). On connaît donc un peu mon message. Alors que les fondateurs du marché commun européen à six avaient prévu des délais de plusieurs années avant de libéraliser les échanges avec les nouveaux membres accueillis en 1986, nous avons ensuite, ouvert l’Europe sans aucune précaution et sans laisser de protection extérieure face à la concurrence de pays dotés de coûts salariaux si faibles que s’en défendre devenait illusoire. Certains de nos dirigeants, après cela, viennent s’étonner des conséquences !

Si le lecteur voulait bien reprendre mes analyses du chômage, telles que je les ai publiées dans les deux dernières décennies, il constaterait que les événements que nous vivons y ont été non seulement annoncés mais décrits en détail. Pourtant, ils n’ont bénéficié que d’un écho de plus en plus limité dans la grande presse. Ce silence conduit à s’interroger.

Un prix Nobel… téléspectateur

Les commentateurs économiques que je vois s’exprimer régulièrement à la télévision pour analyser les causes de l’actuelle crise sont fréquemment les mêmes qui y venaient auparavant pour analyser la bonne conjoncture avec une parfaite sérénité. Ils n’avaient pas annoncé l’arrivée de la crise, et ils ne proposent pour la plupart d’entre eux rien de sérieux pour en sortir. Mais on les invite encore. Pour ma part, je n’étais pas convié sur les plateaux de télévision quand j’annonçais, et j’écrivais, il y a plus de dix ans, qu’une crise majeure accompagnée d’un chômage incontrôlé allait bientôt se produire, je fais partie de ceux qui n’ont pas été admis à expliquer aux Français ce que sont les origines réelles de la crise alors qu’ils ont été dépossédés de tout pouvoir réel sur leur propre monnaie, au profit des banquiers. Par le passé, j’ai fait transmettre à certaines émissions économiques auxquelles j’assistais en téléspectateur le message que j’étais disposé à venir parler de ce que sont progressivement devenues les banques actuelles, le rôle véritablement dangereux des traders, et pourquoi certaines vérités ne sont pas dites à leur sujet. Aucune réponse, même négative, n’est venue d’aucune chaîne de télévision et ce durant des années.

Cette attitude répétée soulève un problème concernant les grands médias en France : certains experts y sont autorisés et d’autres, interdits. Bien que je sois un expert internationalement reconnu sur les crises économiques, notamment celles de 1929 ou de 1987, ma situation présente peut donc se résumer de la manière suivante : je suis un téléspectateur. Un prix Nobel… téléspectateur, Je me retrouve face à ce qu’affirment les spécialistes régulièrement invités, quant à eux, sur les plateaux de télévision, tels que certains universitaires ou des analystes financiers qui garantissent bien comprendre ce qui se passe et savoir ce qu’il faut faire. Alors qu’en réalité ils ne comprennent rien. Leur situation rejoint celle que j’avais constatée lorsque je m’étais rendu en 1933 aux États-Unis, avec l’objectif d’étudier la crise qui y sévissait, son chômage et ses sans-abri : il y régnait une incompréhension intellectuelle totale. Aujourd’hui également, ces experts se trompent dans leurs explications. Certains se trompent doublement en ignorant leur ignorance, mais d’autres, qui la connaissent et pourtant la dissimulent, trompent ainsi les Français.

Cette ignorance et surtout la volonté de la cacher grâce à certains médias dénotent un pourrissement du débat et de l’intelligence, par le fait d’intérêts particuliers souvent liés à l’argent.. Des intérêts qui souhaitent que l’ordre économique actuel, qui fonctionne à leur avantage, perdure tel qu’il est. Parmi eux se trouvent en particulier les multinationales qui sont les principales bénéficiaires, avec les milieux boursiers et bancaires, d’un mécanisme économique qui les enrichit, tandis qu’il appauvrit la majorité de la population française mais aussi mondiale.

Question clé : quelle est la liberté véritable des grands médias ? Je parle de leur liberté par rapport au monde de la finance tout autant qu’aux sphères de la politique.

Deuxième question : qui détient de la sorte le pouvoir de décider qu’un expert est ou non autorisé à exprimer un libre commentaire dans la presse ?

Dernière question : pourquoi les causes de la crise telles qu’elles sont présentées aux Français par ces personnalités invitées sont-elles souvent le signe d’une profonde incompréhension de la réalité économique ? S’agit-il seulement de leur part d’ignorance ? C’est possible pour un certain nombre d’entre eux, mais pas pour tous. Ceux qui détiennent ce pouvoir de décision nous laissent le choix entre écouter des ignorants ou des trompeurs.

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(1) L’Europe en crise. Que faire ?, éditions Clément Juglar. Paris, 2005.

(2) Notamment La crise mondiale aujourd’hui, éditions Clément Juglar, 1999, et la Mondialisation, la destruction des emplois et de la croissance : l’évidence empirique, éditions Clément Juglar, 1999.


On peut lire chez Jacques Cheminade :  

Paris, le 11 octobre 2010 — Je viens d’apprendre hier soir la mort de Maurice Allais. Le seul Prix Nobel français de sciences économiques disparaît ainsi, sans que la presse écrite de ce matin lui consacre l’hommage qu’il mérite.
Il est vrai que depuis un certain temps, Le Figaro avait refusé de publier ses articles, et que seuls L’Humanité et Marianne l’an dernier, lui avaient ouvert leurs colonnes
Aujourd’hui, Le Figaro se montre plus prolixe, mais aucun média ne mentionne que Maurice Allais défendait depuis toujours la séparation entre banques d’affaires, banques de dépôt et banques de crédit (sa vision d’un Glass-Steagall global) et qu’il avait expliqué, démontré et annoncé depuis plus d’une décennie, dans de nombreux ouvrages et articles, la catastrophe financière mondiale survenue au cours de l’été 2008.
Logiquement, Maurice Allais s’était associé au large débat public ouvert par Lyndon LaRouche en vue de refonder radicalement le système de crédit et le système monétaire international, soulignant que sur des points essentiels, M. LaRouche et ses organisations avaient « souvent soutenu des idées proches de mes propres propositions de réformes fondamentales du système monétaire et financier international ».
Il nous avait autorisé, par sa lettre du 27 novembre 2009, à faire part publiquement de cette affirmation.
Ce « libéral socialiste », qui, selon moi, n’était ni l’un ni l’autre mais qui, en expert de la physique fondamentale, considérait l’économie du point de vue de l’équipement et de la production et non simplement d’une vision monétariste, aimait affirmer qu’il n’avait eu qu’un seul élève digne de ce nom, Gérard Debreu.
Par ailleurs, de nombreux dirigeants et responsables français, comme Dominique Strauss-Kahn, Marcel Boiteux, Thierry de Montbrial ou encore Jean-Louis Bianco, ont également suivi ses cours.
Personnellement, avec Louis Armand, Pierre Massé, Philippe Lamour et les équipes du Commissariat du et au Plan, j’ai baigné au cours de mes années d’études dans l’esprit de ce que les travaux de Maurice Allais avaient alors insufflé dans notre pays.
Puisse cet esprit renaître, par delà le désarroi et l’incompétence actuelles, en inspirant ceux qui sont atterrés par le système financier dominant, pour qu’ils trouvent la voie qui permettra d’en sortir par le haut, non en cherchant les issues dans un passé régressif mais dans un avenir de science et d’innovation, au cœur de ce que défendit Maurice Allais, une économie dans laquelle l’homme agit en responsable de son espèce et de la nature, découvrant, appliquant, équipant et produisant.
Il y a une urgence, une extrême urgence, car un monde dont le système financier se désintègre et le système économique et social se décompose a besoin d’une nouvelle génération de dirigeants, à l’image de l’homme de caractère qu’était Maurice Allais.
Jacques Cheminade.

On peut lire chez Nicolas Dupont-Aignan

Disparition de Maurice Allais : l’hommage du vice à la vertu
Seul contre tous dans son rejet du libre échange intégral et déloyal, Maurice Allais n’était pas seulement un immense savant de l’économie, mais aussi et d’abord un esprit libre, un vrai humaniste et un citoyen engagé, refusant tout au long de sa vie l’injustice qui se pare trop souvent des fausses nécessités et des idées à la mode.
Debout la République, qui plaide depuis toujours pour une humanisation de la mondialisation sauvage, n’a pas attendu la disparition de Maurice Allais pour faire une large place à ses analyses et propositions : lors de sa convention nationale pour le retour du plein-emploi en avril dernier, notre mouvement gaulliste et républicain avait ainsi eu l’honneur de recevoir un message de sa part, dans lequel il réaffirmait son soutien à la mise sur pied d’un véritable protectionnisme européen contre le capitalisme prédateur des pays émergents.
Il n’en est que plus écœurant de voir tous ceux qui, par leurs actes, ont combattu pendant vingt ans les idées de l’unique prix Nobel français d’économie (et ne se privant pas au passage de le qualifier de « ringard » pour le disqualifier), se presser aujourd’hui pour lui rendre hommage et tenter de détourner sa pensée. L’éternel hommage du vice à la vertu !
Pour sa part, Debout la République ne renoncera pas à plaider l’Europe des nations et du juste échange qu’avait toujours appelé de ses vœux Maurice Allais, dont la modernité, comme tous les grands esprits de notre temps, survivra bien entendu à sa mort.
Nicolas DUPONT-AIGNAN

dimanche 10 octobre 2010

"La France décline dans l’euro ? Alors marions-là à l’Allemagne !"

"Hier soir j’étais l’invité de l’émission « Ce soir ou jamais », animée par Frédéric Taddéi, sur le thème de la fin de l’euro.
Quand on sort d’un débat comme celui-là, on a tendance bien sûr à refaire le match et à se demander si l’on a bien formulé ce que l’on voulait dire. A posteriori, j’aurais aimé insister davantage sur deux aspects.
Le premier concerne l’incapacité des partisans de l’euro à voir la réalité et leur talent à travestir les faits pour ne pas remettre en cause leur construction chimérique.
Cela arrive souvent chez les hommes politiques, mais c’est censé être plus rare chez les économistes, tout de même animés par un certain empirisme. En l’occurrence, j’ai été stupéfait de voir deux économistes, Daniel Cohen et Agnès Bénassy-Quéré, énoncer avec un aplomb incroyable des contre-vérités flagrantes. Alors que la guerre monétaire fait rage dans le monde, et en Europe même (ce dont convient d’ailleurs Elisabeth Guigou !), la chercheuse du CEPII ose dire qu’il n’y a pas de guerre économique dans le monde ! De même, Daniel Cohen nous explique que la croissance dans la zone euro est supérieure à celle des Etats-Unis, ce qui est bien sûr, chacun pourra le vérifier, totalement faux.
En vérité, l’euro est pour eux une nouvelle religion. Un peu à la manière du défunt dogme communiste, qui poussait les dignitaires soviétiques à défendre bec et ongles les réussites totalement imaginaires du système, tout en réfutant avec une abyssale mauvaise foi jusqu’à l’existence de toute oppression policière. Pour eux, la conclusion était imparable : « il faut plus de communisme pour résoudre les (petites) imperfections du communisme ! » En somme, plus de goulag pour faire disparaître le goulag. Aujourd’hui, les ultraconservateurs de la monnaie unique nous expliquent pareillement qu’il faut plus d’intégration pour faire réussir l’intégration. Evidemment, pourraient-ils ajouter : « pourquoi donc changer un système qui… perd ! ? »
En second lieu j’ai été surpris de voir à quel point ils ne concevaient même plus l’idée d’une France indépendante, maîtresse de son destin. Défaitisme à l’égard du rôle que peut jouer l’Europe dans le monde. Défaitisme à l’égard de la capacité de la France à poursuivre son chemin de nation libre, pour peu qu’elle ait le courage d’assumer à nouveau le rôle de pays non-conformiste, ce qui a toujours coïncidé avec les grandes pages de son histoire.
La seule issue pour eux est la fusion avec une Allemagne en déclin démographique. En somme, la fermeture de la Maison France, l’accomplissement, d’une certaine manière, du projet du Nouvel Ordre européen promu par Pierre Laval. Qu’auraient-ils fait aussi en 1945, quand le pays était ruiné, détruit ? Auraient-ils sollicité un protectorat américain, en remplacement de l’allemand ? L’esprit du Conseil National de la Résistance leur est totalement étranger.
Comment peuvent-ils d’ailleurs briguer les suffrages des Français, alors même qu’ils n’ont plus envie de se battre pour eux ?
Cette panne de conviction, d’imagination, de volonté, de courage, est indigne du sang versé par nos aînés pour la dignité de la France, la liberté des Français et notre démocratie, tout au long de notre histoire. Quant à la nécessaire coopération européenne, n’oublions jamais que, pour être durable, elle doit reposer sur des nations bien vivantes et égales en droit et devoirs."

Nicolas Dupont-Aignan
Source.

Remarque :
sur le caractère foncièrement idéologique de la construction (qui est en réalité une véritable déconstruction et rien d'autre : déconstruction économique, sociale, culturelle, démographique) européenne la lecture du très bon livre de Roland HUREAUX "Les Hauteurs Béantes de l'Europe" est fortement recommandée.



L'avis de Bernard Cassen du Monde Diplomatique sur ce bouquin :

"SIX mois avant le fameux manifeste Blair-Schröder, qui levait les dernières incertitudes (lire, page 3, l’article de Riccardo Petrella), Roland Hureaux avait publié une brillante étude montrant que la social-démocratie européenne était l’incarnation de la droite moderne (1). Et cela non pas d’un point de vue d’extrême gauche, comme l’argumentation développée pouvait à première vue le laisser croire, mais, bien au contraire, par une analyse empruntant ses références à la droite républicaine et aux valeurs du gaullisme. Notre auteur récidive sur ce registre iconoclaste avec un livre qui démonte les dérives d’une construction européenne assimilée à une pure chimère idéologique (2). Et c’est à dessein qu’il emprunte son titre à celui de l’oeuvre classique (3) de l’ex-dissident soviétique Alexandre Zinoviev, dont la voix, jadis adulée en Occident lorsqu’il tournait en dérision la propagande soviétique, ne suscite guère d’écho quand il récuse la stratégie des Etats-Unis et de leur outil de mise sous tutelle de l’Europe qu’est l’OTAN (4).
Procédant de manière pédagogique, en s’appuyant largement sur Hanna Arendt, Roland Hureaux dégage les principaux caractères de la démarche totalitaire. Il les place ensuite en regard de celle de Jean Monnet et de ses successeurs, sans évidemment mettre un signe d’égalité entre fascisme, communisme et européisme. Et cela marche de manière étonnante !
Avec la même nomenclature : 
primauté des principes abstraits,
fausse science, 
visée universaliste,
langue de bois, 
absence de démocratie, 
refus du débat, 
disqualification de l’adversaire, 
centralisation outrancière, 
pouvoir technocratique et bureaucratie proliférante, 
déni de la séparation des pouvoirs, 
promesses d’un « avenir radieux » nécessitant toutefois des sacrifices immédiats, 
irréversibilité, 
abolition des différences, 
destruction de la politique, 
sentiment de l’absurdité,
c’est une véritable radiographie de l’Europe « monnetiste et monétariste » qui nous est offerte.
ROLAND HUREAUX s’interroge sur les raisons du succès de cette idéologie, particulièrement en France - beaucoup plus, d’ailleurs, chez les médias et les hauts fonctionnaires que dans les milieux d’affaires. Pour ces « élites », l’ « Europe » constitue un formidable alibi pour se défausser de leurs responsabilités : être à l’écoute de la communauté nationale et résoudre les problèmes majeurs qui se posent à elle, en premier lieu le chômage. Mais nul besoin, pour elles, d’écouter, puisqu’elles savent et sont porteuses d’une vérité qu’il convient simplement d’inculquer à un peuple récalcitrant et méprisé parce que encore attaché à des « démons » d’un autre âge, en particulier le sentiment national. « Puisque l’Europe porte en elle le sublime espoir de résoudre tous les problèmes (...), c’est à Bruxelles qu’il faut demander la solution », écrit l’auteur, et « ceux que le peuple de France prenait pour ses dirigeants naturels préfèrent jouer les commis modèles ».
En dernière instance, explique-t-il, l’esprit de servitude volontaire, tentation de toutes les élites, a besoin d’un alibi idéologique, comme ce fut le cas avec la « révolution nationale » de Vichy. C’est aujourd’hui la fonction que remplit une idéologie européiste qui a fort peu à voir avec la nécessité, bien réelle, de construire, comme le disait De Gaulle, « une Europe qui intéresse les peuples ».





dimanche 3 octobre 2010

Vers la dictature

"Admonestation publique de Mme Reding contre la France, lancement d'une procédure d'infraction, multiplications des amendes représentant la somme extravagante de plusieurs centaines de millions d'euros par an pour notre pays, et maintenant, comble de tout, projet de création d'un dépôt de 0,2% du PIB en cas de déficit public jugé excessif par la Commission de Bruxelles.
Pas à pas, dossier après dossier, l’oligarchie européenne impose aux peuples, par la force, ce qu’ils ont refusé par le suffrage universel.
La soumission, l’esprit de collaboration des gouvernements à l’égard d’institutions supranationales sans aucune légitimité démocratique, sont stupéfiants.
Manifestations violentes en Grèce et en Espagne, poussée des extrêmes en Scandinavie…, la pression monte car les peuples ont bien compris que les politiques imposées par Bruxelles étaient contraires à leurs intérêts fondamentaux.
Car, en effet, c’est tout de même un comble de voir le contribuable français, par exemple, financer pour plus de 8 milliards d’euros par an (coût réel de l’Union européenne entre ce que l’on verse et ce que l’on perçoit), une organisation qui affaiblit le pays, le soumet à un libre échange déloyal, nourrit son chômage, favorise les désordres migratoires et sociaux avec la bénédiction des « élites » françaises.
Ce système n’est ni acceptable, ni tenable. Les peuples vont réagir et heureusement.
La question aujourd’hui n’est plus de changer l’Europe à la marge car c’est tout le système qui est devenu illégitime. La seule solution désormais, pour sortir de ce piège, est de dénoncer tous les traités et de reconstruire une Europe des Nations respectueuse des peuples et porteuse de progrès social."

Nicolas Dupont-Aignan

samedi 25 septembre 2010

Retraites et souveraineté monétaire


Nicolas Dupont-Aignan rejoint Jean-Luc Mélenchon parmi les hommes politiques connus parlant de notre asservissement monétaire qui remonte à la loi Pompidou-Giscard du 3 janvier 1973 qui interdit à l'Etat d'emprunter auprès de la Banque de France ( "Le trésor public ne peut-être présentateur de ses propres effets à l'escompte de la Banque de France") l'obligeant ainsi à se tourner vers les marchés privés pour se financer.

En complément sur le sujet :

André-Jacques Holbecq auteur de "La dette publique, une affaire rentable : A qui profite le système ?"



Etienne Chouard sur le sujet :



Un auditeur de RMC interpelle Claude Goasguen au sujet des retraites et de la loi Pompidou-Giscard :


Marine Le Pen sur la loi Pompidou-Giscard de 1973 et les marchés financiers :


Mélenchon lors de la crise grecque :



Intervention de Nicolas Dupont-Aignan lors d'un débat organisé par Marianne :

"on ne peut pas quand même à ce point prendre les français pour des imbéciles en leur parlant de services publics toute la journée et d'avoir signé à Barcelone la mise en concurrence des services publics, c'est pas possible !"


dimanche 19 septembre 2010

L'Union européenne, les roms et la France


Je vous conseille de vous contenter des interventions de Nicolas Dupont-Aignan, les autres invités se gardant bien de formuler la moindre critique convenable à l'encontre de l'Europe qui est à l'origine de toute cette histoire de roms. L'Europe dont le versement des vingt milliards d'euros (!) de fonds à destination de la Roumanie n'est pas contrôlé et qui conduira bientôt à ce que lesdits roms (qui sont quelques millions en Europe centrale et de l'Est) pourront librement résider où ils le veulent (en préférence dans les pays les plus généreux en termes de protection sociale, comme la France). Nous verrons donc bientôt que la France devra prendre en charge un problème supplémentaire tandis que les pays de départs en seront libérés.

Comme d'habitude on voit que "l'Europe c'est le problème, pas la solution" et que loin de résoudre quoi que ce soit celle-ci complique le tout et crée un problème pour tous les pays du continent au lieu de quelques-uns !


En complément sur le sujet, cet article sur Marriane2.fr :

"Roms : la démagogie européiste 

L’U.E n’a été faite que sur de la propagande des mensonges et des omissions, les gens qui avaient voté pour, dont moi et je le regrette tous les jours ont été bernés car nous n’avons jamais voté pour cette U.E qui n’est qu’un monstre destiné à casser les nations et à faire de nous non pas des citoyens mais des consommateurs dociles de seconde zone heureux de remplir leurs caddies de saletés au supermarché puis de s’avachir sur leur canapé en ingurgitant la propagande officielle sous toutes ses formes jusqu’à la nausée et en lui interdisant de penser.
Pour ceux qui l’ignorent, avant le référendum sur l’Europe des plaquettes sur l’UE avaient été éditées et destinées à être distribuées a chaque français via la Poste, non seulement de nombreux Français ne la reçurent jamais, mais, si mes souvenirs sont bons, elle faisait 60 pages, 60 pages de jargon bureaucratique bourré d’alinéas écrit en minuscules, 60 pages incompréhensibles pour ceux qui tentèrent de la lire ( j’en connais et pas parmi les moins diplômés ni les plus bêtes, ils abandonnèrent au bout de 3 ou 4 pages, car ils n’y comprenaient rien.)

Mais pourquoi ne blâment-ils pas la Roumanie et la Bulgarie qui de toute évidence chassent leurs tziganes, sinon pourquoi partiraient-ils ? Pourquoi ne disent-ils pas un mot sur le Danemark qui a embarqué les tziganes de Copenhague dans un bus et retour en Roumanie sans tambour ni trompettes ? Pourquoi pas un mot sur le maire de cette ville de Suède qui veut virer ses tziganes, pourquoi nous toujours nous et pas les autres ?
Ils savent pourtant que circuler n’est pas stationner et dans les fameux droits de l’homme on parle de circulation, pas de stationnement, tout comme la loi prévoit bien que les européens peuvent se déplacer en Europe mais au bout de 3 mois doivent pouvoir justifier de revenus et /ou d’un emploi dans le pays dans lequel ils veulent s’installer ?
Et enfin pourquoi ce silence radio sur les nombreux pays que les tziganes doivent traverser avant d’arriver en France alors que s’ils se considèrent comme réfugiés ils sont tenus de demander l’asile dans le premier pays dans lequel ils arrivent et non pas au bout de la chaine ? Bien heureux les Islandais car si l’Islande n’était pas une ile les tziganes continueraient surement leur périple jusque chez eux. pour y bénéficier des largesses de l’état providence et de la stupidité des habitants.
A bas l’UE cet organisme qui nous bouffe comme un cancer.
A bas l’UE de vampires associés.