dimanche 25 septembre 2011

Jacques Sapir rejoint les analyses de François Asselineau au sujet de la position américaine vis à vis de l'euro

Voici un extrait d'un article de Jacques Sapir publié sur marianne2.fr au sujet de la fin prochaine de l'euro :


Nombreux sont ceux qui pensent que la crise de l’Euro réjouit les dirigeants américains. Ils se trompent lourdement. Un Euro affaibli politiquement mais présent, concentrant pour plusieurs années encore l’attention des spéculateurs internationaux et freinant le développement des économies européennes, est bien la meilleure situation pour les dirigeants de Washington. C’est bien pourquoi ces derniers multiplient les initiatives pour forcer la main des pays européens et pour que soit mis en place un nouveau plan de sauvetage de la crise en Grèce.

Ainsi, pour des raisons aussi diverses qu’il y a de pays concernés, des deux côtés de l’Atlantique les dirigeants affirment leur volonté de défendre l’Euro. Mais les faits sont têtus ! Et quand on les méprise, ils se vengent.

Ainsi, Jacques Sapir (certainement l'économiste français le plus pertinent sur la crise de l'euro) rejoint les analyses de François Asselineau au sujet de la position que les Etats-Unis ont vis à vis de la crise de l'euro.


On a beaucoup dit que les USA avaient tout intérêt à l'implosion de l'euro qui remettrait en cause le statut du dollar (sur cette thèse lire "La fin du dollar : Comment le billet vert est devenu la plus grande bulle spéculative de l'histoire" de Myret Zaki) si ce point de vue n'est peut être pas entièrement erroné, force est de constater que l'équivoque subsiste.
En effet, comme l'a relevé Asselineau, des documents déclassifiés du gouvernement américain révèlent au contraire l'appui - en coulisse - des USA au mouvement d'union européenne. 
Ainsi voici ce que releva Ambrose Evans-Pritchard du Telegraph
The head of the Ford Foundation, ex-OSS officer Paul Hoffman, doubled as head of ACUE in the late Fifties. The State Department also played a role. A memo from the European section, dated June 11, 1965, advises the vice-president of the European Economic Community, Robert Marjolin, to pursue monetary union by stealth.

It recommends suppressing debate until the point at which "adoption of such proposals would become virtually inescapable".

Ainsi il existe une stratégie américaine de longue date visant à imposer "furtivement", "sans débat", l'adoption d'une monnaie unique. La récente présence de Tim Geithner aux côtés des ministres des finances de l'eurozone en Pologne (grossière ingérence acceptée par les dirigeants européens : imaginez que l'inverse se produise!) le confirme. 


Tout ceci confirme encore une fois le "stratagème des chaînes" des USA dans leur promotion de l'UE.

Eurokritik

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