mardi 30 août 2011

Angela Merkel n’est plus soutenue par sa propre coalition, l’hystérie gagne l’Allemagne

La Chancelière allemande, Angela Merkel, ne dispose plus d’assez de soutiens au sein de sa coalition pour permettre le vote du nouveau plan de sauvetage européen. Le risque d’une crise constitutionnelle se fait jour en Allemagne, et avec lui, une menace de taille pour l’Europe.


Le mécontentement gronde en Allemagne à propos de la crise de la dette de l’Europe alors que le Bundestag doit examiner si le Fond Européen de Stabilité Monétaire (FESM) respecte la souveraineté fiscale de l’Allemagne. « L’Allemagne est en proie à l’hystérie », affirme Klaus Regling, le Directeur du FESM.
Les media ont rapporté que lors du dernier vote au Bundestag, 23 membres de la coalition de la Chancelière, dont 12 des 44 membres du CSU bavarois, ont voté contre le plan de sauvetage. Merkel est désormais obligée de compter sur les votes positifs de l’opposition, et son gouvernement est plus fragile que jamais.
Christian Wulff, le Président allemand, a stupéfait le pays la semaine dernière en accusant la Banque Centrale Européenne d’ « aller bien au delà de son mandat » avec des achats massifs d’obligations espagnoles et italiennes, et mettant en garde contre les mesures en faveur de l’union fiscale, qui sont autant de menaces pour le cœur de la démocratie allemande.
Un document du CSU publié par Der Spiegel rejette le dernier accord conclu entre la Chancelière et le Président français Nicolas Sarkozy, affirmant que les projets pour « un gouvernement économique des pays de la zone euro » sont inacceptables.
Il exige des changements dans le traité pour autoriser la défaillance des pays de l’union monétaire, et leur éviction lorsque des abus sérieux ont été constatés.
« La réunion et la mutualisation illimitée des dettes quelque soit leur durée impliqueraient le partage de la gouvernance financière et changerait définitivement le caractère de la confédération des Etats européens », peut-on y lire.

Source : express.be

dimanche 28 août 2011

Libye : la connexion OTAN-Al Qaïda



I)              La connexion OTAN-Al Qaïda



Ce n'est plus guère caché, la guerre en Lybie a bel et bien été le fait d'une alliance entre les « forces occidentales » de l'OTAN (USA – France – Grande Bretagne : quoi qu’il en soit c’est très certainement Washington qui décide du principal des opérations) et de l'islamisme local, les fameux terroristes qui menaçaient libertés et démocratie et contre lesquels il fallait se battre, notamment en Afghanistan... mais c'est maintenant de l'histoire ancienne.

Ce qui est de l’histoire ancienne, c’est certainement en partie le « bogeyman » du terrorisme islamiste, en effet, la mise hors-jeu de Ben Laden est bien le signe d’un changement de stratégie de la puissance américaine, du moins dans la communication.
Pour « mettre à jour » leurs positions dans le Maghreb et au Moyen-Orient et bénéficier des opportunités pouvant découler d’un « nouvel état des choses » régional, les USA ont (à nouveau) usé de la contestation (de couleur verte cette fois) en Egypte, Tunisie, Libye etc.
Mais 
si les interventions en Afghanistan étaient justifiées par la lutte contre le terrorisme, en Irak contre un dictateur possédant des armes de destructions massives (mais également finançant prétendument le terrorisme), si l’Iran fait lui aussi partie de l’axe du mal à ce titre, en Lybie c’est au contraire Kadhafi qui disait être attaqué par Al Qaïda !

Le basculement des rôles n’est cependant que partiel, car il suffit de s’intéresser un peu aux évènements géopolitiques récents pour savoir que les USA (ou certains « centres de décision » privés et publics aux USA : services d’intelligence, complexe militaro-industriel, bil oil company… ; mais également Israël) ont intentionnellement alimenté la menace islamiste qui a été utilisée aux cours de conflits de basse intensité depuis la deuxième moitié du XXème siècle.



Ainsi, 
ce fut les Frères Musulmans contre Nasser et le nationalisme arabe, les radicaux talibans contre les russes en Afghanistan (Brzezinski ayant reconnu qu’il s’agissait d’un piège tendu aux soviétiques ; les talibans ayant été soutenus dès avant l’intervention soviétique), la Bosnie, le Kosovo, la superstar du terrorisme international a lui-même été formé par la CIA… Ne parlons pas du grand allié des USA, l’Arabie Saoudite wahhabite qui arrose de fonds tous les islamistes de la terre, avec l’assentiment de Washington. Le clou du spectacle, enfin, c’était bien le 11 septembre qui fut l’évènement tant attendu par certains cercles pour reprendre pied au Moyen-Orient.

Donc, concernant la Libye, l’OTAN s’est une nouvelle fois retrouvée avec le meilleur ami des intérêts américains en Afrique et au Moyen-Orient. Mais un peu plus clairement sur la même ligne de front : "BL rest in peace !"

Dans les médias le pot-aux-roses est quelque peu dévoilé :

« Selon Libération, les principaux gouverneurs militaires de la Nouvelle Libye seraient des anciens du Groupe Islamiste Combattant Libyen. Les historiens écriront-ils que la libération de la Libye fut le résultat d'une alliance de fait entre l'OTAN et les islamistes ? »



 Abdul Hakim el-Hasadi, membre d'Al Qaïda a combattu en Afghanistan avant de rejoindre l'insurrection libyenne. Il est le gouverneur militaire de Derna.
(…)
Ancien directeur de la sécurité à la DGSE, Alain Chouet avoue néanmoins une certaine surprise de voir que « les journalistes ne s’étonnent pas que les rebelles ne crient pas « Vive  la liberté » quand ils entrent dans une ville mais « Allah Akbar ». Tout le monde a l’air de trouver ça normal. Cette révolution a commencé à Tobrouk à 15 kilomètres de la frontière égyptienne avec des gens qui  d’un seul coup ont sorti des canons et des mitrailleuses. Ils ne les avaient pas cachés sous leur lit pendant 40 ans. Quelqu’un leur a fourni. Suivez mon regard…Quand Kadhafi disait « c'est Al Qaïda qui est contre moi », il en rajoutait évidemment des tonnes, mais sur le fond, il n'avait pas tout à fait tort. C'est quelque chose qu'il va falloir assumer ».


En complément : Ben Laden, l’homme des américains , « les dollars de la terreur » de Richard Labévière, chronique du choc des civilisations d’Aymeric Chauprade etc.


II)            L’intense usage de la propagande de guerre et l’alibi des droits de l’homme cachent les motifs économico-géopolitiques de la guerre 

Malgré le fait que nous ayons encore peu de recul sur la façon dont les choses se sont effectivement déroulées lors de cette guerre. Les traces de guerre médiatique, psychologique ont bien été décelées, et à grande échelle (le qatar par le biais de sa chaîne Al Jazeera a carrément reproduit des décors de places libyennes avec des scènes de joie de faux rebelles, c'est dire le degré d'objectivité de l'information). Ce qui fait dire à certain que les mensonges sur la guerre en Libye dépasseraient ceux ayant permis la guerre en Irak.

En effet, les non-dits au sujet du CNT, présenté comme l’antithèse de l’horrible dictateur Khadafi, les soi-disant massacres ayant justifié la guerre, les multiples motifs économico-géopolitiques (l’or de la Libye, ses réserves en devises, les projets financiers de Khadafi, le pétrôle etc. etc.), le silence sur les bavures… Tout cela fait beaucoup.

Au sujet de la guerre psychologique, quelques vidéos :


Également, cette guerre n’aurait jamais pris une telle ampleur sans le concours de l’OTAN et des services d’intelligence sur place. Cette guerre, c’est bien celle de l’OTAN, le CNT et les rebelles n’auraient jamais conquis Tripoli, ce qui veut bien dire qu’ils n’y étaient pas légitimes au sein de la population.


III)          Morts civiles et vendetta tribales : ce sera pire qu’avant à n’en pas douter.

Enfin, bien sûr cette guerre a causé de nombreuses morts civiles par le biais des bombardements de l’OTAN, mais l’histoire récente (Kosovo, Irak etc.) nous montre également que l’ingérence pseudo-humanitaire occidentale signifie in fine pour les civils une vie plus dure, un vrai chaos politique et social. Mais d’ici à ce que les effets de cette stratégie du chaos se fassent sentir, les BHL & co. auront trouvé de nouvelles cibles.

"Quel avenir désormais pour la Libye ? Communiqué de Bernard Lugan

« Toujours à la différence de la Tunisie et de l’Egypte, et cela a constamment été caché à l’opinion française afin de ne pas écorner l’image « positive » des insurgés, ce soulèvement fut extrêmement violent. Il fut en effet, dans certaines villes tombées aux mains des rebelles, accompagné de la mise à mort d’une manière cruelle et rappelant les méthodes des islamistes algériens, des partisans du régime et parfois même des membres de leurs familles.
- Ce fut donc dans une atroce guerre civile que la France s’immisça pour des raisons officiellement éthiques. Sans son intervention, le colonel Kadhafi aurait repris le contrôle de la situation.
A la date du vendredi 26 août, l’avenir de la Libye est pour le moins incertain. Le CNT qui a annoncé qu’il allait quitter Benghazi pour venir s’installer à Tripoli demande des sommes astronomiques à la « communauté internationale » pour reconstruire le pays prospère qu’il vient de détruire. Pour mémoire, avant les « évènements », la Libye était le pays d’Afrique le plus développé et le chômage des jeunes qui fut un des leviers des évènements tunisiens y était inexistant. »
(…)
« Vaincre dans une guerre aérienne et électronique sophistiquée un dictateur usé et anachronique dont l’état-major était incapable de coordonner la moindre action militaire interarmes et dont les blindés à bout de souffle manœuvraient quasiment au fanion, presque comme en 1916, est une chose. Gérer une situation géopolitique instable née de cette guerre va en être une autre… »

 
Tripolitaine, Cyrénaïque et Fezzan, les 3 proovinces historiques de la Libye / crédit : Xfigpower - Wikipédia commons


« Peu à peu se confirme l’horrible vérité. Que signalaient depuis avril - mais en vain - diverses missions internationales d’enquête : les troupes de choc des « rebelles démocrates » n’ont cessé de commettre des atrocités, des viols barbares, des pillages, des lynchages racistes et des crimes de guerre. Quand ils ne se tuent pas entre eux. »



En complément :




Au final, nous avons certainement assez d’éléments attestant que cette guerre est moisie de fond en comble.
Même si, du point de vue du facteur tribal la cyrénaïque a toujours été un foyer de contestation du régime chapeauté par Khadafi, l'avenir nous dira le degré de légitimité ou d’illégitimité des rebelles et du CNT pour asseoir leur pouvoir sur la Libye.
On peut imaginer que
le futur pouvoir des rebelles sera inversement proportionnel à la participation des forces étrangères à la guerre. 
Devront-ils fonder une autorité sur la force ? Certainement. Passer de nouveaux compromis avec l'ouest ? Fort possible.

Quoi qu'il en soit, le degré d’emprise de la part de force étrangères sera sans conteste très important, bien plus que du temps de Khadafi, ce qui signifie que les ressources du pays n'iront pas en priorité vers la population alors que la Libye semblait jusque là être un exemple en Afrique de ce point de vue.

Pour finir, le contraste entre la prise de pouvoir de Khadafi fondée sur une émancipation vis à vis des puissances et celle du CNT, marionnette des mêmes puissances, est frappant. D’un côté on a une volonté d’indépendance internationale, même si le régime était certainement critiquable à maints égards, mais de l’autre on a dès le départ une allégeance totale à l’OTAN, je vous laisse juge de la valeur respective de ces démarches.

Eurokritik

samedi 27 août 2011

Olivier Delamarche : "Les banques françaises sont très mal"



Le projet Rivkin : Comment les Etats-Unis utilisent le multiculturalisme pour assujettir la France

L'ambassade des Etats-Unis en France par le biais du "Projet Rivkin" pratique l'ingérence et la subversion culturelle en France. La méthode : la promotion du multiculturalisme. L'objectif : l'américanisation de la société française.


Voici un article d'une importance fondamentale qui dévoile un projet américain de grande ampleur pour subvertir la France et ce avec le silence complice des autorités françaises qui laissent faire cette ingérence grossière (c'est bien la preuve du règne de l'atlantisme au sommet de l'Etat français).

Cet article est à lire absolument, non seulement parce qu'il présente les manœuvres d'ingérence U.S à l’œuvre actuellement en France et ailleurs dans le monde (révolutions colorées) mais également parce qu'il provient d'un magazine américain bien établi.
C'est bien simple, cet article aurait pu être signé en France par des personnes considérées comme "dissidentes", s'opposant à l'impérialisme américain et défendant la souveraineté française. Mais ce n'est pas Asselineau, Chauprade, Hillard, Soral, Meyssanou autre qui s'expriment ainsi, mais bien le Foreign Policy Journal. 

 Le http://www.foreignpolicyjournal.com/ est un magazine américain bimestriel créé en 1970 par Samuel P. Huntington et Warren Demian Manshel.


L'article en question, intitulé "The Rivkin Project: How Globalism Uses Multiculturalismto Subvert Sovereign Nations" a été traduit par le site Défrancisation.com , en voici les extraits les plus significatifs : 
  
Défrancisation diffuse en exclusivité et grâce à ses lecteurs la traduction française d’un article paru le 12 mars 2011 dans le journal américain Foreign Policy Journal. Un document de plus qui confirme l’insupportable ingérence des autorités américaines en France, qui pour mener à bien le projet mondialiste, ont clairement décidé de transformer l’ensemble du caractère de la France, à commencer par sa propre identité en utilisant les minorités ethniques et religieuses destinées à servir les intérêts américains.

 Charles Rivkin, ambassadeur des Etats-Unis en France.

Du 19 au 22 Octobre 2010, Charles Rivkin, ambassadeur américain en France , a invité une délégation de 29 membres du Pacific Council on International Policy (PCIP) à une conférence en France, dont le but déclaré était de discuter des présences arabes et islamiques dans le pays [1] . La réunion faisait partie d’un vaste programme subversif ayant pour objectif de transformer l’ensemble du caractère de la France, et en particulier la conscience de la jeunesse française, programme comprenant l’utilisation des jeunes musulmans de France dans une stratégie mondialiste typiquement manipulatrice et se cachant derrière l’habituel paravent des « droits de l’homme» et de l’«égalité».
(…)
La délégation s’est ensuite penchée sur trois thèmes. Tout d’abord, le groupe a eu un échange d’idées avec le Dr. Bassma Kodmani, directeur du « Arab Reform Institute » sur la dynamique Franco-Musulmane en France, ainsi qu’avec Madame Rachida Dati, la première femme ministre d’origine maghrébine, et maire du 7ème arrondissement à Paris. Le tout fut suivi d’un déplacement à la Grande Mosquée de Paris pour une rencontre avec le Recteur et Directeur de Théologie, afin d’arriver à une appréciation plus profonde de cette dynamique. Deuxièmement, rencontres avec monsieur Jean-Noel Poirier, VP-affaires externes chez Areva, et avec monsieur Brice Lalonde, ancien ministre de l’environnement et référant climatique, le tout dans un but de familiarisation avec les politiques énergétiques et nucléaires en France et aux USA. Finalement, la délégation s’est penchée sur les relations entre médias et culture en Californie (Hollywood), d’une part, et en France de l’autre par des rencontres au Louvre, au Musée d’Orsay, et chez France 24, média d’informations internationales et d’affaires courantes [2].
L’accent était mis avant tout sur le multiculturalisme, non seulement sur les relations avec les Arabes et les musulmans en France, mais surtout, sur l’influence de la culture hollywoodienne sur les Français.

Le PCIP, dont Rivkin est membre, a été fondée en 1995 comme un appendice régional de l’omniprésent groupe de réflexion Council on Foreign Relations (CFR) [3]. Il est basé à Los Angeles avec des membres et des activités le long de la côte ouest des États-Unis et à l’étranger. Le financement provient, entre autres : Carnegie Corporation of New York, Chicago Council on Foreign Relations, City National Bank, The Ford Foundation, Bill and Melinda Gates Foundation, The William & Flora Hewlett Foundation, Rockefeller Brothers Fund, The Rockefeller Foundation, United States Institute of Peace.[4] (…)

Pourquoi la France ?

La France a longtemps été une épine dans le flanc de la mondialisation US, à cause de son attachement obstiné aux intérêts français autour du monde, plutôt qu’à ceux d’une « communauté mondiale » préfabriquée.
Est-ce que ce fut seulement une coïncidence si la révolte étudiante de 1968, déclenchée pour une raison on ne peut plus puérile, arriva au moment où, à la fois, la CIA faisait un gros effort pour le financement des mouvements étudiants dans le monde, et où le président De Gaulle donnait bien du souci aux USA ?
 (…)
Dans le contexte actuel, quel meilleur moyen de saper le nationalisme français et décapiter toute résurgence d’une force anti-mondialiste que d’exploiter la vaste composante islamique non-assimilée de la France, tout comme la révolution bolchévique fut en grande partie le fait des minorités défavorisées de l’Empire Russe ?
Il est également curieux de noter l’intérêt porté par la délégation du PCIP à l’influence d’Hollywood sur la culture française. Cette préoccupation pourrait paraitre étrange au premier abord. Cependant, Hollywood, symbole d’une excroissance culturelle internationale, est un agent important de la mondialisation pour ce qui se révèle être une guerre culturelle mondiale.
Le but ultime de la mondialisation n’est pas de promouvoir les identités et les cultures ethniques, mais plutôt de les submerger dans un vaste melting pot de consumérisme global, de déraciner l’individu de son identité et de son héritage, et de remplacer tout cela par le Centre Commercial mondial, et le « village global ».
sous couvert d’un idéal humaniste, les populations d’héritages très différents sont déplacées à la surface de la terre comme des pions sur un échiquier.
Il est remarquable que les instigateurs de ces « révolutions de velours » qui balaient maintenant l’Afrique du nord et arrivent près de l’Iran sont pour la majorité des jeunes « sécularisés » sans racines traditionnelles fortes.
De la même manière, le meilleur moyen de résoudre les conflits ethniques en France et de s’assurer que la France ne relèvera pas la tête pour s’opposer aux intérêts mondialistes US, c’est de 
créer une nouvelle synthèse culturelle dans laquelle il n’y aurait plus de culture française ou islamique, mais, sous l’étiquette des « droits de l’homme » et de l »égalité », une culture d’adolescents alimentée par Hollywood, MTV, le cyberespace, McDonald’s et Pepsi. 
Que tout cela soit plus qu’une hypothèse, la preuve en est dans la manière dont les révoltes des jeunesses sécularisées qui se déroulent en ce moment en Afrique du nord ont été engendrées par une alliance d’intérêts privés, sponsorisés par le Département d’État US et diverses ONG comme Freedom House.[8]
(…)
Les « révolutionnaires » d’Afrique du nord sont exactement les « musulmans » que les multinationales adorent: engendrés et nourris de mentalité de cyberconsommation.
(…)
Le programme globaliste visant la France est déclaré suffisamment clairement : c’est la ré-éducation de la jeunesse française
En 2010, lorsque Rivkin invita une délégation du PCIP en France, il leur révéla son programme d’américanisation de la France, programme qui implique les minorités musulmanes, ainsi que l’endoctrination de ces jeunes Français ayant des ambitions mondialistes.
(…)
on veut mettre en application des changements d’attitude profonds de la part de jeunes musulmans et de jeunes Français, et ce, afin qu’ils se fondent en un nouveau genre humain: un « Homo Economicus », ce que l’analyste financier G. Pascal Zachary appelle « LE MOI Mondialiste » [10] , le tout pour le bénéfice de ce que Rivkin appelle les « intérêts nationaux » des USA. Donc, Rivkin stipule que cette « Stratégie d’implication des minorités », vise directement les musulmans français. Il y stipule que : « Nous coordonnerons les activités des différentes sections de l’ambassade (USA), ayant pour cibles les ‘leaders’ communautaires influents, et nous évaluerons par la suite les résultats de notre stratégie au moyen de signes indicateurs de diverses natures [11].
(…)
Il faut donc inclure ici une redéfinition de l’Histoire de France, et y mettre l’accent sur le rôle des minorités non-françaises dans l’ensemble de cette histoire redéfinie. Cela sous-entend que la génération de jeunes américains Pepsi/MTV, ainsi que leurs guides/mentors issus des universités, serviront de repéres (de phares) en vue d’une transformation (formattage) de la culture française, et une ré-écriture de l’Histoire de France selon un schéma mondialiste. Pour y parvenir, 
il faut: « poursuivre et intensifier nos efforts visant les musées français, ainsi que les éducateurs français, afin qu’ils se plient à une réforme des programmes d’histoire enseignés dans les établissements scolaires français ». (NDLR, revoir : septembre 2010, réforme des cours d’histoire des collèges français).
(…)
 former une génération « qui mènera à un meilleur soutien pour les objectifs et les valeurs américaines ». On fera passer aux yeux des Français ces « objectifs et les valeurs américaines » pour des « valeurs françaises » sur la base des idéaux bourgeois de 1789 qui continuent à encombrer l’idéologie française tant à gauche qu’à droite.
On enseignera aux jeunes Français à croire qu’ils maintiennent les traditions françaises, alors qu’ils se conduisent en idiots utiles de l’américanisation et de la banalité du supermarché global qui l’accompagne.
(…)
Rivkin déclare qu’une partie importante du programme tendra à cultiver dans la jeunesse française, dans les leaders potentiels, les idéaux « américains », sous couvert d’idéaux français. Le programme globaliste visant la France est déclaré suffisamment clairement: c’est la ré-éducation de la jeunesse française. D’aucuns penseraient que c’est le rôle le plus important du gouvernement français, de l’Eglise catholique, et de la famille, de ces deux dernières en particulier.
(…)
Rivkin déclare que les mille professeurs d’anglais américains employés dans les écoles françaises seront équipés des matériaux de propagande nécessaires à inculquer à leurs élèves les idéaux désirés :
« Nous fournirons aussi les outils pour enseigner la tolérance à ce réseau de plus de mille étudiants universitaires américains qui enseignent l’anglais chaque année dans les écoles françaises. »
Ce programme de grande ampleur sera coordonné par le « Groupe de Travail des Minorités » (Minority Working Group) en « tandem » avec « l’Initiative d’aide sociale proactive à la jeunesse » (Youth Outreach Initiative). Une des questions surveillées par ce groupe sera la « réduction du soutien populaire aux partis politiques et aux plateformes xénophobe », et ce afin de garantir que le programme fonctionne comme il devrait, pour contrer le succès de tout parti « extrême » ou « xénophobe » qui pourrait poser un défi à la globalisation.

(…)
Quelle serait la réaction de l’administration américaine si elle découvrait que le gouvernement français essayait d’influencer l’attitude des Afro-Américains, des Amérindiens, et des Latino-Américains ?
Et si les représentants français recevaient l’ordre de saisir chaque occasion de harceler les représentants américains pour qu’ils demandent pourquoi il n’y a pas plus d’Amérindiens au gouvernement ?
Quelle serait la réaction officielle des Etats-Unis s’il s’avérait que les professeurs de français dans les écoles américaines essayaient d’inculquer aux élèves américains des idées au service des intérêts français, et de rediriger leurs attitudes dans une direction francophile en politique extérieure ?
(…)

Le rôle du multiculturalisme dans l’agenda mondialiste

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L’offensive Rivkin est la dernière d’un programme de longue durée visant à saper l’identité française.
Nombre d’objectifs ont été imposés sous la bannière du multiculturalisme et de ses slogans associés –« égalité », « droits de l’Homme ». Comme le mot « démocratie », utilisé dans l’histoire récente pour justifier le bombardement de divers États, ces slogans sont souvent une rhétorique destinée à tromper les naïfs, pendant que sont cachés les véritables objectifs de ceux que motivent le pouvoir et la cupidité.
(…)
Le caractère du capitalisme mondial.
La nature de la dialectique mondialiste a été expliquée de manière particulièrement convaincante par Noam Chomsky :
« Le capitalisme n’est pas foncièrement raciste ; il peut exploiter le racisme pour ses fins, mais le racisme ne lui est pas intrinsèque. Le capitalisme veut fondamentalement des gens qui seraient des rouages interchangeables, et leurs différences, comme celles basées sur la race, sont ordinairement inutiles. Elles peuvent être fonctionnelles un temps, pour surexploiter une main-d’œuvre, mais ces situations sont exceptionnelles. Au long cours, vous pouvez vous attendre à ce que le capitalisme soit antiraciste, précisément parce que le capitalisme est antihumain et que la race est une caractéristique humaine (qui n’a aucune raison d’être négative). (…) » [19]

La France comme laboratoire social de la globalisation: Paris comme « ville globale ».


(…)
La France, comme une grande partie du reste du monde, mène une bataille perdue d’avance contre la globalisation. La rubrique de Jeff Steiner intitulée « Américains en France, » parle de la façon dont les Français se sont naguère opposés à l’ouverture de la chaîne américaine de restauration rapide comme faisant partie d’une « invasion culturelle américaine. »
Cela semble être du passé, puisque McDonald est si bien devenue une partie de la culture française qu’il n’est plus vu comme une importation d’Amérique, mais comme 100% français. En un mot, la France, comme bien d’autres pays, a pris goût à McDonald. J’ai été dans plusieurs McDonald en France et, excepté un à Strasbourg dont l’extérieur est bâti en style traditionnel alsacien, tous les McDonald que j’ai vus en France ne diffèrent en rien des américains.
Certes, il y a ceux qui vouent toujours McDo aux gémonies (ils constituent aujourd’hui un tout petit groupe auquel presque personne ne fait attention) en tant que symbole de l’américanisation de la France, et qui y voient aussi la France perdre son individualité culinaire. Le menu d’un McDonald français est presque la copie exacte de ce que vous trouveriez dans n’importe quel McDonald d’Amérique. Il m’a paru un peu bizarre de pouvoir passer commande comme je l’aurais fait aux Etats-Unis, je veux dire en anglais, avec juste une ou deux prépositions rajoutées en français.
Pour parler franc, les Français qui mangent chez McDonald se sentent tout aussi chez eux que n’importe quel Américain. [20]

Cet exemple apparemment mineur est en réalité d’une grande importance car il montre comment aussi une culture forte que celle, jusqu’à récemment, d’une nation immensément fière, peut succomber, surtout sous les coups d’un marketing ciblant les jeunes.

(…)
Un autre sujet de souci est que les Français, en dépit de leur acceptation des McDonald, et de leur goût pour la télévision-poubelle américaine, traduiraient les restes de leur « xénophobie » en portant au pouvoir un parti véhémentement anti-globaliste, comme le réflètent les fluctuations électorales du Front National dont la politique ne s’accorderait ni à la politique étrangère américaine, ni à la privatisation et l’américanisation culturelle.
Par conséquent le Front National, comme les autres partis anti-globalistes, peut être attaqué par des slogans qui font diversion sur le « racisme » et la « haine » afin de détourner l’attention du véritable souci qui est l’anti-globalisation.
(…)

Source : http://www.defrancisation.com

Ce que nos enfants n'apprennent plus au collège


Le saviez-vous ? Clovis, Saint Louis ou François I er , mais aussi Henri IV, Louis XIV ou Napoléon ne sont plus étudiés dans les collèges français ! Rayés des programmes ou relégués en option. Raison invoquée par l'Education nationale: il faut consacrer du temps, entre la sixième et la cinquième, à «l'enseignement des civilisations extra-européennes», de l'empire du Mali à la Chine des Hans.

La suite ici : http://www.lefigaro.fr/

Le pourquoi du comment dans un prochain billet.

jeudi 25 août 2011

Chronique du choc des civilisations

Edition revue et augmentée; sortie le 26 août 2011.

Site de géopolitique d'Aymeric Chauprade : http://www.realpolitik.tv/

Non à la constitution rampante d'une "Europe des dettes"

L'idéologie €uropéiste se fissure chaque jour un peu plus devant la réalité de son échec retentissant. Par la force des choses, la propagande médiatique en faveur d'un hara kiri pour sauver ce qui n'est pas sauvable laisse la place au bon sens qui fait peu à peu son retour : il faut mettre fin à ce massacre, et vite.

Ici une tribune dans Le Monde de Gérard Lafay, professeur émérite à l’université Paris-II et Philippe Villin, conseiller stratégique et financier, ancien directeur du "Figaro" :



Probablement, avec le recul, l'été 2011 apparaîtra comme celui de l'agonie de l'euro. A ce stade, on peut déjà en tirer plusieurs leçons pour gérer son avenir crépusculaire.



Première leçon : le fédéralisme furtif tenté ne passera pas. (…)

Le mérite de l'été 2011 aura, au moins, été de voir l'annonce par une Merkel contrainte juridiquement et politiquement qu'on n'irait pas plus loin. Heureuse nouvelle pour les démocrates qui pensent que les élites ne savent pas toujours mieux que les peuples ce qui est bon pour eux ! Mais les partisans d'un fédéralisme "à la sauvette" ont pris la porte dans la figure et en ont eu les dents cassées après la réunion "Sarkozy-Merkel" du 16 août.

L'Allemagne vient ainsi de clairement réitérer son refus de payer pour l'Europe du Sud et du Centre. Les leçons de l'été sont ici plus qu'éclairantes : l'Allemagne a interdit l'extension des capacités de financement du Fonds européen de stabilité financière (FESF). Elle a aussi reporté l'éventuelle création d'eurobonds… aux calendes grecques et Mme Merkel vient d'obtenir l'alignement de la France sur cette position.

De plus, l'Allemagne ne fait que tolérer que cette institution se goinfre d'obligations pourries de l'Europe du Sud ou médiocres de l'Italie pour que ces pays donnent l'apparence de se financer encore dans les marchés. Mais il est clair qu'elle ne tardera pas à souffler la fin de partie ne voulant pas à avoir à renflouer la Banque centrale européenne (BCE), qui devra bientôt constater des pertes massives sur ces achats et ne pourra pas continuer indéfiniment cette politique.

à ce stade, aucun débat n'a encore été engagé sur ce que la poursuite du projet de l'euro signifierait, tant en termes de nouvel appauvrissement continu et définitif des pays les pays faibles que de coûts d'une union de transferts pour les pays les plus riches.

(…)



Deuxième leçon : si le rôle de l'Allemagne a été bénéfique dans le refus de poursuivre la fuite en avant fédéraliste, elle contribue en même temps à aggraver la situation économique dans tous les pays de la zone euro.

En France, les autorités, prises de panique, veulent suivre aveuglément les recommandations germaniques, en voulant accentuer une politique de rigueur qui n'a aucun sens dans la situation de forte surévaluation que nous subissons depuis 2003. 
L'euro est beaucoup trop cher, ce qui signifie que nos prix et nos salaires sont plus élevés que partout ailleurs dans le monde.

La politique monétaire de la BCE est suicidaire. Qu'on en juge avec les deux dernières hausses de taux totalement inappropriées et dévastatrices pour l'Europe du Centre et du Sud !

(…)

Troisième leçon : les marchés intègrent progressivement cette nouvelle donne. Ils vont continuer à massacrer joyeusement les Bourses européennes en général et les valeurs bancaires en particulier, comme on l'a vu et le voit depuis quelques semaines.

les marchés ont compris que l'impasse de l'euro allait bientôt déboucher sur son explosion et ils l'anticipent.



En massacrant les banques européennes, les marchés anticipent les pertes plus ou moins importantes, selon les pays et les banques, que les banques européennes exposées à de la dette souveraine en euros ne pourront que constater très prochainement quand la zone éclatera. La tendance est claire : tant que le problème des dettes souveraines n'aura pas été purgé, les banques européennes seront entraînées dans une spirale de baisse infernale.



Que faire maintenant ?



La seule solution raisonnable consiste à démonter l'euro de manière organisée, aussi vite que possible, avant que tout ne saute.


(...)

Les élites politiques et technocratiques européennes doivent reconnaître leur échec avec l'euro et consacrer ce qui reste des ressources des Etats souverains de la zone euro à la garantie des banques et de la BCE. Sinon l'ovni leur explosera à la figure… entraînant les citoyens européens dans une crise économique sans précédent et dans une révolte sociale et politique contre ces élites qui leur ont menti.





C’était le staff de DSK pour 2012



Selon un livre à paraître jeudi (de David Revault d'Allonnes et Fabrice Rousselot) DSK avait déjà planifié la composition de son équipe de campagne pour 2012

(…)

SON ENTREE EN CAMPAGNE


LE moment - Selon les auteurs du livre, l’entrée en campagne de Dominique Strauss-Kahn était bien planifiée pour le 28 juin dernier, date officielle de l’ouverture des candidatures de la primaire. Après avoir démissionné quelques jours auparavant de son poste de directeur général du FMI, DSK aurait alors adressé une lettre à la première secrétaire Martine Aubry, dévoilant ses intentions. Dans la soirée, "le 20 heures de TF1 était évidemment envisagé par son équipe", écrivent les auteurs. (…) L'agence de communication Euro-RSCG prévoyait ensuite, selon l’ouvrage, un départ en campagne éclair. (…)

SA DREAM TEAM

(…) Le livre révèle que le poste de directeur du staff strauss-kahnien était réservé à l’ancien Premier ministre Laurent Fabius qui aurait mis à disposition du candidat les réseaux Joxe et Quilès, anciens ministres de l’Intérieur. (…)

LE PROGRAMME DE SA CAMPAGNE


Se construire l’image de… "Roosevelt français" - "On devait proposer une nouvelle France. Le New Deal", explique un cadre de l’agence de communication Euro-RSGC, en référence à la politique interventionniste américaine lors de la Grande Dépression. En somme, selon les auteurs du livre, 
DSK s’apprêtait à faire une "campagne tout en paillettes", "destinée à vendre une sorte de Roosevelt français du XXIe siècle". 
Pour cela, Dominique Strauss-Kahn devait se placer au-dessus de la mêlée, "de ne pas tirer vers le bas par la polémique, n’avoir que des mots gentils pour François", rapporte un de ses amis politiques.
DSK à la ferme - Pour la campagne, le député Claude Bartolone , récemment devenu un de ses plus fervents supporters, avait conseillé à DSK "une campagne à éclipses". Ce que l’agence Euro-RSCG avait approuvé, rapporte l’ouvrage. Pour l’été, le député de Seine-Saint-Denis lui avait ainsi proposé la formule : " ‘Il court, il court, le furet’ (…).Tu es là, mais personne ne te voit. Mais ce sont des témoins qui parlent de toi". Et Claude Bartolone avait assorti son concept d’exemples. Dont celui-ci : Dominique Strauss-Kahn passe "deux jours dans une ferme, chez un agriculteur de haute montagne. Personne ne le sait. Et le matin où il part, le mec va voir la presse et raconte comment il a reçu quarante-huit heures DSK chez lui !". Imaginez que l’agriculteur et son entourage aient attendu son départ pour aller "voir la presse" sans dégainer son Smartphone est au demeurant aussi pittoresque que ce concept du candidat à la ferme. 


Fin de partie pour les dettes du Système mondialiste


Extraits d'un édito du site Polémia :

1- Le libréchangisme mondial et la dérégulation financière ont conduit à une concurrence fiscale entre les États. (…)



2- Le libréchangisme mondial a mis en concurrence la main-d’œuvre des pays développés avec celle des pays du tiers-monde : ce qui provoqué la baisse des salaires et la montée du chômage lié aux délocalisations, aux États-Unis et en Europe.

Avec trois conséquences financières :
-la baisse de la base des recettes fiscales (ou des contributions sociales) ;

-la montée des dépenses d’assistance devenue nécessaire pour rendre acceptables les conséquences sociales des délocalisations ; l’État-providence a ici été mobilisé au service de la mondialisation et des intérêts du grand capital (privatiser les bénéfices, socialiser les pertes) ;

-la montée de l’endettement privé (en particulier aux États-Unis et en Grande-Bretagne) pour maintenir artificiellement le niveau de vie des salariés et des chômeurs.


3- 
L’immigration – sorte de délocalisation à domicile – a eu les mêmes conséquences pour les secteurs du bâtiment de l’hôtellerie et des services que les délocalisations pour le secteur industriel. 
Quand Nafissatou Diallo, fausse réfugiée guinéenne, occupe un emploi précaire au Sofitel de New York, c’est une Afro-Américaine de plus qui pointe au chômage. (…) conséquence supplémentaire – surtout en Europe et a fortiori en France : la prise en charge de la couverture sociale d’une personne et souvent d’une famille supplémentaire. (…)



4- Tout ceci creuse les déficits, d’autant que le redressement financier est difficile car chaque campagne électorale s’y oppose :

* -les candidats ont besoin d’argent pour financer leurs coûteuses campagnes de communication : ils doivent donc ménager les grands lobbies, les grandes entreprises et les hyper-riches ; pas possible donc d’augmenter les recettes fiscales ;

* -les candidats ont aussi besoin de ménager leurs « clientèles » électorales vivant de subsides publics ; guère possible dans ces conditions de diminuer les dépenses…

(…)


5- Dans ces conditions 
le seul recours fiscal possible est de taxer un peu plus les classes moyennes 
en faisant appel à leur sens des responsabilités. (…)



6- (…)la « solution » retenue par l’oligarchie mondiale après la faillite de Lehman Brothers, en 2008, a consisté à étatiser les dettes privées et à ajouter de la dette à la dette. (…)



7- La chute du Système mondialiste va donc se poursuivre avec deux conséquences probables :

-l’éclatement de la zone euro et le retour du Deutschmark ;

-la fragilisation de la puissance américaine. (…)




9- 
On voit mal néanmoins comment la reconstruction pourrait se faire autrement que par un recours aux fondamentaux : frontières, protectionnisme, relocalisations, souveraineté des peuples. Le politiquement correct est mort mais il ne le sait pas encore…


dimanche 21 août 2011

"Inconséquence de l'opposition", par Jacques Sapir

Tribune de Jacques Sapir sur gaullisme.fr :





Il n’a donc pas fallu longtemps, exactement 48h, pour que la réponse des marchés financiers à la triste pantalonnade donnée par Nicolas Sarkozy en recevant Angela Merkel ne se fasse sentir (1). L’effondrement de la Bourse de Paris du jeudi 18 août en est la preuve (2).

Car c’est bien à une pantalonnade que nous avons assistée. Nicolas Sarkozy a capitulé certes dans les formes mais sans condition au diktat de Mme Merkel. Les dirigeants allemands (...) ne veulent plus payer pour le sauvetage de la zone euro. Ils ont enterré toute idée d’augmentation du Fonds Européen de Stabilisation Financière, mais par contre ils ont imposé une austérité sans précédent.


la zone euro sera sans ressources ni munitions quand l’Espagne viendra frapper à la porte et quand l’incendie mal éteint se réveillera sur le Portugal et la Grèce.

l’austérité va casser la croissance et plonger notre continent dans une récession profonde et de longue durée.

(…)

On peut, bien sûr, chercher à se consoler avec les mesurettes issues de ce sommet qui aura pourtant vu une capitulation totale de la part de la France.

La « taxe Tobin » est en effet inadaptée pour traiter de la spéculation actuelle. Ce sont des contrôles sur les mouvements de capitaux qu’il faudrait instaurer si l’on veut véritablement s’opposer à la spéculation. Et l’on sait que l’Allemagne y est opposée.

L’harmonisation de la fiscalité sur les entreprises entre la France et l’Allemagne est une idée tout aussi ridicule. Le problème de la concurrence fiscale ne se pose pas avec l’Allemagne, mais avec l’Irlande et le Luxembourg (entre autres).

Il faudrait de plus que cette harmonisation s’accompagne de menaces de droits de douanes sur les produits des compagnies qui, alors, seraient tentées de délocaliser leurs sièges sociaux. Ici encore, on sait que l’Allemagne ne veut pas entendre parler de ce genre de mesure.

Reste l’idée d’un gouvernement économique de l’Europe, dont on voit bien qu’il ne servira qu’à imposer encore plus d’austérité, et l’idée de généraliser la fameuse « règle d’or » constitutionnelle sur l’équilibre des finances publiques, règle (…) illusoire, dangereuse et anti-démocratique.

(...)
le Parti Socialiste se déchaîne (...) ayant pris le parti de vouloir sauver l’Euro à tout prix, il ne peut plus cacher vers quoi l’entraîne la logique de ses positions.

Manuel Valls est ainsi plus cohérent quand il se dit prêt à discuter de cette « règle d’or », même si on ne sait plus trop ce qu’un tel individu fait dans un parti dit « socialiste ». Mais, ni Martine Aubry ni François Hollande ne sont en reste avec lui sur le fond. Ils anticipent l’un et l’autre un tournant vers l’austérité devront faire avaler à leurs électeurs si jamais ils devaient triompher en mai 2012, comme l’ont fait avant eux les « socialistes » grecs, portugais et espagnols. J’avais dénoncé l’engagement dans cette logique dès septembre 2009 dans ma polémique (dans ces colonnes) avec Benoît Hamon.

La dernière illusion à laquelle s’accroche les européistes, et en particulier ceux de gauche, concerne l’émission d’euro-obligations. L’idée n’est ingénieuse qu’en apparence. En mutualisant la dette et en faisant émettre des titres aux noms d’une entité unique (la zone euro), on espère alors que les taux se rapprocheraient de ceux des pays les mieux notés, ce qui apporterait alors une bouffée d’oxygène aux pays les plus mal notés. Mais, ce mécanisme ne peut fonctionner.

si des émissions de titres incluant des dettes grecques, portugaises ou espagnoles étaient faites, les taux en seraient très élevés, et très supérieurs à ceux que payent aujourd’hui les pays qui sont encore bien notés.

(…)

Dès lors ces euro-obligations ne concerneraient que les pays dont la solvabilité est douteuse, et il faut s’attendre à ce que les taux soient très proches de ceux aujourd’hui exigés pour le financement de la dette grecque ou portugaise. Si l’on veut obliger les pays encore bien notés sur les marchés financiers à participer à ce mécanisme, le risque est alors important qu’un mécanisme de contagion se mette en place et que la totalité de leur dette (et non simplement l’émission de nouvelles dettes) soit dégradée par les agences de notations. Les euro-obligations, et la mutualisation de la dette, ne peuvent donc pas être la solution.


La solution existe pourtant, évitant à la fois une crise aiguë de la zone Euro et la récession. Elle consisterait dans un premier temps en une monétisation partielle de la dette dans des proportions variant en fonctions des pays (de 60% pour la Grèce à 25% pour la France et l’Allemagne), et dans un deuxième temps à faire évoluer la monnaie unique vers une monnaie commune solidement protégée contre la spéculation par l’interdiction de certaines pratiques et des contrôles de capitaux.

Les financements par la BCE mais aussi par des mécanismes bancaires spécifiques (comme les anciens « planchers minimum d’effets publics ») permettraient aux États de s’émanciper des marchés financiers et des agences de notation. La monétisation de la dette conduirait à une dévaluation de fait de l’Euro, passant d’un taux de change de 1,43 dollar à des taux compris entre 1,15 et 1 Dollar, ce qui aurait bien entendu un effet bénéfique sur l’activité économique dans de nombreux pays.

Mais il faudrait pouvoir imposer une telle solution. La France a donné un exemple de ce qu’il conviendrait de faire en 1965 avec la « politique de la chaise vide » (3) qui devait aboutir au fameux « compromis de Luxembourg ».

Cependant, fors de la menace crédible d’une sortie de la France de la zone Euro, qui est la seule chose qui ait quelque chance d’émouvoir les dirigeants de Berlin, on ne voit pas ce qui les ferait changer de position. Et pour que cette position ait une quelconque chance d’être crédible, elle doit être préparée (4).

L’heure n’est donc plus aux embrassades sur les perrons des palais présidentiels, mais au langage de la fermeté.

Hors de cela, il faudra choisir entre une austérité catastrophique qui plongera l’Europe tout entière dans une récession de longue durée, la rendant odieuse à la grande majorité, et une sortie de l’Euro. Tels sont les choix qui nous restent. Mais prenons-y garde.

À trop tergiverser la sortie de l’Euro s’imposera inéluctablement comme la seule solution préservant les acquis sociaux. Il n’y a d’avenir et de progrès pour les peuples européens que dans une rupture franche et décisive avec ces institutions dépassées.

Tant que les divers partis dits de « gauche » n’en auront pas pris conscience, ils resteront empêtrés dans un discours incohérent, qui les conduira inéluctablement à accepter demain ce qu’ils refusent aujourd’hui, que ce soit la « règle d’or » ou l’austérité sociale et économique qu’implique la gestion actuelle de la zone euro.

On le voit aujourd’hui en France comme on l’a vu hier en Grèce, au Portugal et en Espagne. Mais, ce faisant, ils abandonneront le terrain de la défense des acquis sociaux à d’autres. Il sera un peu tard, au soir d’une élection, pour s’en lamenter.


Source : http://www.gaullisme.fr